VOIES PUBLIQUES. iS']
Deux entre-ornières de i mL ' u ,3. 2 mc, ',6
Distance entre les deux routes. i mut, ,2
Débord de chaque côté, pour le sentier de conduite, les ruis-^seaux , les garde-fous, etc., i m “ u ,i5. 2 ma -,3
Total . 6 n ’ a, ,i
On peut former par empierrement à petits fragmens recouverts de gravier,l’entre-deux de chaque paire d’ornières. Quant au sentier destiné pour lesconducteurs, on le consolide , suivant les localités, avec du gravier , ou desscories , ou du charbon fossile , etc.
Il existe une troisième espèce de routes dont les ornières enfer sont tout-à-fait plates , sans aucun rebord, sans nervures,et simplement incrustées au milieu d’une route ordinaire oud’un pavé , au raz de cette route ou de ce pavé. Un tel systèmeconvient particulièrement à la circulation dans les rues et surles places d’une ville, où des voilures de toutes les formes etde toutes les grandeurs croisent à chaque instant la voie pu-blique, sous les directions les plus variées. On a fait usage deces routes-ornières dans la ville de Glasgow, pour la granderampe qui conduit au bassin du canal de Fortb-et-Clyde, surle port Dundas. En montant cette rampe, un bon cheval peuttraîner jusqu’à trois tonneaux, et travailler journellement avecun tonneau et demi de charge.
On a proposé d’employer les ornières plates dont nous par-lons , sur les grandes routes ; particulièrement dans les rampesfort inclinées. Ce moyen dispenserait de prendre des chevauxde renfort en arrivant à ces rampes, ou d’être obligé de dé-charger en partie les voitures , pour franchir des montées sui-vant lesquelles le roulage serait aussi facile que sur une routehorizontale ordinaire.
Ne pourrions-nous pas, dans quelques rues très-inclinéesde nos grandes villes, par exemple , dans plusieurs descentesde la montagne Sainte-Geneviève , à Paris, placer d’un côtéde la rue, de semblables ornières plates ? Elles sei-viraient aux