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5,3 (1824)
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146
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46 FORCE COMMERCIALE.

sans secousse , et par conséquent sans éprouver ni. produire de dommages.

Il ne convient de recharger une route que dans les parties la couche despierres concassées qui la composent, est réduite à moins dun quart de mètredépaisseur. On arrache les pierres un peu volumineuses, adhérentes à lan-cienne surface ; on les tire vers les bords avec un fort râteau dont les dentsont 6 centimètres de longueur : le même râteau sert pour éparpiller uniformé-ment les pierres quon a laissées sur place. On donne au profil la forme qui luiconvient *. Ces préparatifs achevés , et les grosses pierres amassées sur lescôtés du chemin, réduites en fragmens de i n hectogrammes au plus , on lesétend sur la surface quelles doivent couvrir. De cette opération dépenden grande partie la honte de tout le travail. Chaque pelletée de pierres quonjette sur la route, doit être éparpillée sur un espace considérable -, à cet effet,on lance les pelletées fort loin les unes des autres. Il ne faut pas réparer à lafois plus de 2 à 3 mètres de longueur de la route. On fait ce travail avec unebrigade de cinq hommes placés de front, et qui tiennent toute la largeur duchemin. Deux de ces ouvriers arrachent et rangent vers les bords les grossespierres que les trois autres concassent ensuite. Dès quelles sont brisées, onles répand avec attention, sur les 2 ou 3 mètres de route , préparés à les rece-voir * >f . Cette portion terminée, 011 passe à la suivante.

Si les matériaux de lancienne route contenaient du gravier mêlé de terre ,il faudrait les cribler avec le plus grand soin , pour en ôter cette terre.

Veut-on charger avec des pierres concassées, une route affermie, maisusée par le service ? Alors la surface endurcie et lissée par le roulage , doitêtre repiquée , et parfaitement nettoyée ; on donne ainsi prise à la liaison des

* Lorsque la route est complètement réparée, larc convexe que présente son profil11e doit pas avoir plus de ^5 millimètres de flèche, pour une largeur de 9 mètres, cequi fait un cent-vingtième, comme nous lavons dit, ch. 2 de ce livre.

** Il est pourtant quelques exceptions à toutes ces règles prescrites par M. Macadam.Par exemple, la route de Bath à Cirencester était composée de pierres trop volumi-neuses, et quil aurait fallu concasser. Mais elles étaient si friables quelles ségrenaient,comme en parcelles de sable , sous les coups de marteau. Pour refaire cette route,M. Macadam recommanda darraser toutes les parties saillantes et de maintenir unie lasurface de la route; puis de laisser suser par le roulage, les matériaux qui composaientlancienne voie, afin de les remplacer plus tard avec de la pierre meilleure et bien pré-parée. Dans le district de Bath, une partie de la route était pavée ; il eût été sans profitde la refaire sur tin autre système. À Egliam , dans le comté de Surrey, il était nécessairedenlever tous les matériaux de lancienne route, afin de séparer la petite portion quiseule se trouvait assez bonne pour être employée ; le reste nayant aucune consistance.Cette opération préliminaire fut dispendieuse, il est vrai; mais cétait la seule qui pûtrendre excellente une route auparavant très-mauvaise.