VOIES PUBLIQUES.
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CHAPITRE III.
Entreprise , administration des canaux.
Dans la Grande-Bretagne, ainsi que nous l’avons déjà re-marqué, les canaux, les routes et les ponts, sont généi-alementexécutés et régis par de simples particuliers ; quelquefois memepar un seul individu. Le gouvernement n’a pris à sa chargeque pour des motifs de haute politique, et par exception,quelques travaux de ce genre.
En confiant aux citoyens ces grandes entreprises d’utilitégénérale, le législateur s’en est réservé la sanction préalable.Lorsqu’on veut obtenir cette sanction , il faut suivre des for-malités très-importantes, et que pourtant aucun ouvrage écritsur l’Angleterre n’a jusqu’ici fait connaître. A ma prière, uncélèbre ingénieur dont j’ai déjà cité les services publics, enparlant des routes du pays de Galles et de l’Ecosse, et dontj’aurai souvent à décrire les beaux ouvrages, M. Telford a bienvoulu rédiger le détail de toutes les formalités nécessaires pourinstituer des C‘ cs ., à l’effet d’enti’eprendre des constructionsutiles au commerce. Je n’aurai guère besoin que de traduireune exposition tracée de main de maître.
I. Quelque habitant d’un comté croit reconnaître que lesbesoins de sa province exigent qu’on entreprenne'un canal,un pont, une route, etc. Il communique cette idée à d’au-tres personnes qui se réunissent pour en conférer. Si elle estapprouvée, un projet d’association est aussitôt dressé; on lesoumet aux personnages du comté les plus influens, et quipeuvent trouver le plus d’avantages à voir une telle concep-tion réalisée. Accueillent-ils le projet ?_Ses promoteurs convo-V. T 2