VOIES PUBLIQUES. 53
puisse fournir dans la construction, l’entretien, la réparationdes routes ; et cet autre appel fait à l’expérience , afin de jugerde la meilleure forme des roues, et du système de voituresle plus propre à favoriser dans un juste degré l’intérêt spé-cial du commerce, c’est-à-dire, l’économie et la célérité duroulage , avec la conservation de la voie publique, et par con-séquent avec l’économie dans les sacrifices du contribuable.
La simple analyse de quelques-uns des rapports faits à lachambre des communes sur ces divers objets , sera plus utile ,elle laissera dans les esprits une impression plus puissante etplus durable , que des considérations générales et des démon-strations longuement étendues sur cet objet.
En 1808 , la chambre des communes choisit dans son sein,les membres d’un comité spécial chargé, i°. de faire la revuede tous les Actes alors en vigueur, relativement à l’usage desroues à larges jantes; 2 0 . d’examiner quelle est, pour ces roues,la forme la plus favorable au tirage des chevaux et à la con-servation des routes ; 3°. de proposer les nouveaux règlemensqui peuvent contribuer à cette conservation ; 4°» les mesuresqu’il convient de prendre, afin d’ajouter encore à la bonté desActes passés : en 1788 et 1790 , pour limiter le nombre despersonnes que les voitures publiques doivent porter soit endedans soit en dehors; en 1808, pour soumettre à des règle-mens les postillons et les conducteurs des voitures publiques.
Le comité divise d’abord son travail en trois parties, qui serapportent, aux roues des voitures, aux voitures elles-mêmes,à la construction des routes.
La première question se trouve traitée avec tout le dévelop-pement désirable, dans un rapport imprimé le 18 juillet 1806 ,et dans un rapport subséquent. Quant à la seconde question,les C fcs . devaient spécialement examiner s’il est plus avantageux,pour les transports, d’employer de grands chariots ou des chars