5o FORCE COMMERCIALE.
Les habitans cle la Haute-Ecosse , non contens d’avoir con-tribué pour cinq millions de francs à la construction de leursroutes, ont offert au gouvernement, s’il voulait continuer àfaire la moitié des frais, de fournir encore deux millions pourle même objet. Ils éprouvent tout l’avantage de semblables sa-crifices 5 ils désirent qu’on donne à leurs routes des qualités supé-rieures , par le moyen de travaux nécessairement très-coûteux $ils sont prêts à supporter, pour leur part, l’excès de dépensequi en résultera : et, pourtant, leur pays est le plus pauvre detoute la Grande-Bretagne. Quel exemple pour nos contréesmontueuses , pour l’Auvergne, les Cevennes , l’Aveiron , lesYosges et le J ura, pour les Hautes et les Basses-Alpes, pourles Pyrénées-Occidentales et les Pyrénées-Orientales !...
Déjà les routes construites sous un point de vue purementmilitaire, ont été transformées en routes à barrières , dans lescomtés du midi de la Haute-Ecosse, qui sont les plus avancésen industrie. Si les comtés du nord continuent leurs améliora-tions, le même changement y sera nécessairement produit.
Mais beaucoup de roules parlementaires, et même le plusgrand nombre, devront toujours être maintenues dans leur étatactuel. Or, pour cet entretien, l’objet essentiel est moins unegrande dépense qu’une attention de tous les momens. Dans unpays de montagnes, où les orages sont impétueux et fréquens ,l’inspecteur d’une route doit la visiter souvent et longuement-,afin d’arrêter à temps le ravage des torrens qui peuvent, oucreuser des ravins en travers de la voie publique, ou la couvrirde pierres que charrient des eaux débordées.
Les commissaires remarquent (9°. rapport) que les monta-gnards ne mettent pas autant de soins pour entretenir leursroutes, qu’ils avaient mis d’empressement et de générositépour subvenir aux dépenses de première construction.
Les routes militaires ont été constamment entretenues aux
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