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5,3 (1824)
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19
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VOIES PUBLIQUES. UJ

éligibles, daprès un examen public * sur leurs connaissances théoriques el pra-tiques, acquises à lEcole polytechnique et à lEcole des ponts et chaussées.

Je voudrais que le choix de lingénieur dun arrondissement appartint auxnotables de cet arrondissement même ; par exemple, aux citoyens qui ont lerang délecteur, ou (si lon trouve cette classe trop peu nombreuse) aux ci-toyens qui paieraient 200.fr. , ou seulement 100 fr. dimposition.

Pour que les électeurs darrondissement ne pussent nommer que des sujetscapables , ils seraient obligés de choisir dans une liste de vingt candidats , quileur serait fournie par la direction générale des ponts et chaussées.

Je voudrais que, tous les deux ans ou tous les trois ans, lingénieur fûtsoumis au scrutin des notables de larrondissement. Il conserverait de droit sarésidence, tant quil naurait pas contre lui les deux tiers des suffrages. Ceserait le moyen de donner à son emploi beaucoup de stabilité ; et néanmoinsde lavertir sans cesse que si, par faiblesse, ou par des complaisances illicites ,ou par incapacité , ou seulement par négligence de ses devoirs , il méconten-tait la plus grande partie des habit-ans , il serait officiellement renvoyé delarrondissement ; disgrâce qui lui rendrait ensuite fort difficile dêtre placédans une autre circonscription , et dy rester.

Dans les grands arrondissemens , dans ceux qui présenteraient des travauxextraordinaires, la direction générale des ponts et chaussées enverrait desaspirans qni se formeraient, ainsi , sous la direction des hommes les plushabiles.

Les ingénieurs darrondissement, pour toutes les routes communales , rece-vraient les ordres des conseils darrondissement ; pour les routes départe-mentales , des conseils- de département 5 enfin , pour les routes générales , delinspection générale des ponts et chaussées. Dans ces deux derniers cas ,lingénieur en chef du département , serait lintermédiaire indispensable ,entre lautorité centrale et les simples ingénieurs ordinaires.

Il faudrait conserver , sur le pied actuel, un ingénieur en chef par dépar-tement. A cet officier supérieur on adjoindrait un comptable général destravaux publics, ayant des attributions semblables à celles du comptable dechaque arrondissement.

Lingénieur du département ne devrait être choisi que parmi les ingénieursdarrondissement, sur des listes décuples accompagnées détats de service , etprésentées par la direction générale des ponts et chaussées.

On laisserait aux collèges électoraux de département le choix de lingénieur

On imprimerait le compte officiel de ces examens, pour lenvoyer dans les arron-dissemens et diriger le choix des électeurs.