VOIES PUBLIQUES. UJ
éligibles, d’après un examen public * sur leurs connaissances théoriques el pra-tiques, acquises à l’Ecole polytechnique et à l’Ecole des ponts et chaussées.
Je voudrais que le choix de l’ingénieur d’un arrondissement appartint auxnotables de cet arrondissement même ; par exemple, aux citoyens qui ont lerang d’électeur, ou (si l’on trouve cette classe trop peu nombreuse) aux ci-toyens qui paieraient 200.fr. , ou seulement 100 fr. d’imposition.
Pour que les électeurs d’arrondissement ne pussent nommer que des sujetscapables , ils seraient obligés de choisir dans une liste de vingt candidats , quileur serait fournie par la direction générale des ponts et chaussées.
Je voudrais que, tous les deux ans ou tous les trois ans, l’ingénieur fûtsoumis au scrutin des notables de l’arrondissement. Il conserverait de droit sarésidence, tant qu’il n’aurait pas contre lui les deux tiers des suffrages. Ceserait le moyen de donner à son emploi beaucoup de stabilité ; et néanmoinsde l’avertir sans cesse que si, par faiblesse, ou par des complaisances illicites ,ou par incapacité , ou seulement par négligence de ses devoirs , il méconten-tait la plus grande partie des habit-ans , il serait officiellement renvoyé del’arrondissement ; disgrâce qui lui rendrait ensuite fort difficile d’être placédans une autre circonscription , et d’y rester.
Dans les grands arrondissemens , dans ceux qui présenteraient des travauxextraordinaires, la direction générale des ponts et chaussées enverrait desaspirans qni se formeraient, ainsi , sous la direction des hommes les plushabiles.
Les ingénieurs d’arrondissement, pour toutes les routes communales , rece-vraient les ordres des conseils d’arrondissement ; pour les routes départe-mentales , des conseils- de département 5 enfin , pour les routes générales , del’inspection générale des ponts et chaussées. Dans ces deux derniers cas ,l’ingénieur en chef du département , serait l’intermédiaire indispensable ,entre l’autorité centrale et les simples ingénieurs ordinaires.
Il faudrait conserver , sur le pied actuel, un ingénieur en chef par dépar-tement. A cet officier supérieur on adjoindrait un comptable général destravaux publics, ayant des attributions semblables à celles du comptable dechaque arrondissement.
L’ingénieur du département ne devrait être choisi que parmi les ingénieursd’arrondissement, sur des listes décuples accompagnées d’états de service , etprésentées par la direction générale des ponts et chaussées.
On laisserait aux collèges électoraux de département le choix de l’ingénieur
On imprimerait le compte officiel de ces examens, pour l’envoyer dans les arron-dissemens et diriger le choix des électeurs.