VOIES PUBLIQUES. 17
choisir un homme de l’art pour inspecteur des routes, et vo-tent en sa faveur un traitement proportionné à ses fonctions ,alors, à la liste ordinaire des dix candidats gratuits , on ajoute lenom du candidat à salarier. Si les juges de paix le préfèrentà ses concurrens, ils le nomment inspecteur, et lui donnentle traitement offert par la paroisse. Jamais les juges ne peu-vent allouer un salaire qui dépasse l’offre des liahitans. Parceque c’est un droit naturel, inaliénable, qu’ont les citoyensanglais, de n’étre imposés que par eux-mêmes, ou par lesreprésentans de toute la nation. Il est d’une extrême impor-tance que ce principe, essentiel à toute bonne administrationcommunale, devienne pour nous une règle invariable, cha-que fois qu’il s’agira de fixer des dépenses locales et d’allouerdes salaii’es pour des services municipaux. Le même principedevrait s’étendre, avec la même rigueur, à la comptabilité descommunes, des arrondissemens et des départemens.
Il y a comme on voit, dans la Grande-Bretagne, deux classesbien distinctes d’inspecteurs des routes. Les uns remplissentleurs fonctions gratuitement, les autres avec un salaire. Cesderniers sont des hommes plus versés dans la connaissance destravaux qu’ils dirigent. Les paroisses ont droit d’exiger d’euxun service plus régulier. Ils sont tenus de fournir, pour lessommes qui seront versées entre leurs mains, une caution re-connue valable par les juges de paix.
Les inspecteurs volontaires ont pour eux un sentiment d’hon-neur qui s’attache à l’accomplissement d’une fonction gratuite,et décernée par le suffrage de leurs concitoyens, pour le bien dela communauté 5 sentiment qui souvent inspii’e des sacrificesbeaucoup plus grands , et fait entreprendre des travaux péni-bles , avec bien plus de dévouement que n’en peut inspirer toutl’appât d’un salaire.
Les ouvrages publiés, en Angleterre , sur la construction et
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