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FOTtCE COMMERCIALE,les excrémens de l’homme et des animaux, sont je Les sur lavoie publique , et livrés à la putréfaction que hâte un climatbrûlant ; ce qui fait naître des maladies endémiques et mortelles.
Ces maladies, quoique moins dangereuses sous le ciel des îlesbritanniques, produisaient cependant de très-grands ravages ,à Londres même ; avant qu’on eût pris tous les soins de propretéqui rendent aujourd’hui cette métropole l’une des capitales del’Europe où la vie moyenne des habitans est la plus longue.Au contraire, dans les grandes villes de l’Irlande, et dans lesquartiers des villes d’Angleterre et d’Ecosse, habités par des Ir-landais dont la basse classe est d’une saleté hideuse, le typhus,lièvre analogue à celle des prisons et des bagnes, exerce unedévastation permanente et comparable aux désastres de la pesteà Constantinople. Souvent cette lièvre produit, au cœur mêmede l’hiver, les pins horribles ravages.
Durant les grandes chaleurs, un arrosage abondant, sur lesplaces et dans les rues passagères, contribue puissamment à lasalubrité publique. Tantôt cet arrosage est opéré par des voitu-res , comme en France ; plus souvent encore , par des tuyaux quis’élèvent jusqu’au niveau du pavé, et qui partent des conduitssouterrains par lesquels des compagnies fournissent d’eau les ha-bitations *. Des manches en cuir, adaptées à l’orifice des tuyauxde déviation, et terminées par un bec unique ou par un arrosoir,servent à répandre l’eau sur tous les points de la voie publique.
Les frais qu’exige ce service sont supportés par les habitansde chaque rue arrosée; mais il faut que les trois quarts d’entreeux aient demandé l’arrosage. Enfin la taxe imposée, à ceteffet, sur la totalité des habitans de la rue, ne doit pas ex-céder le quarantième du revenu des maisons.
* La loi confie l’arrosement des l'ues, aux C res . du pavage; ils peuvent en consé-quence , ordonner la construction des pompes necessaires dans les différens quartiers,passer des marchés avec des fabricans de tuyaux et des conducteurs de voitures d’ar-