INTRODUCTION.
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d’une faible dépense, les communications et les voyages du commerceintérieur : travaux qui, pour ainsi dire, ont rapproche des côtes et desports, tons les centres de production établis par l’industrie, dans lesein des trois royaumes; en même temps que les progrès et l’écono-mie de la navigation , rapprochaient ces royaumes de tous les conti-nens où peuvent aborder les pavillons britanniques.
Après avoir suivi les trésors de l’industrie anglaise, jusqu’aux ri-vages de la mer, par toutes les voies des communications intérieures,nous les suivrons sur les vaisseaux, à travers les océans. Nous abor-derons , avec la marine d’Albion , chez tous les peuples qui traliquentavec elle. Nous examinerons cette lutte, en apparence pacifique, quisubsiste sans cesse, entre le commerce de l’Angleterre et celui desautres nations. Chaque peuple nous offrira le spectacle d’un nouveaugenre de combat. Nous verrons l’un s’élever à la concurrence par saprudence et son économie ; tel autre par la délicatesse et le bon goût deses produits ; tel autre encore par son audace et son activité. Mais nousles verrons, la plupart, devenir inferieurs et demeurer vaincus, pourn’avoir pas su combattre avec tous ces moyens réunis. Alors nousconnaîtrons ce qu’il y a de fortuit dans la grandeur maritime et com-merciale de l’empire britannique, et ce qu’on trouve en elle, deprévu, de calculé, de nécessaire. Nous ne saurons pas seulement dé-nombrer les valeurs actuelles des ventes, et des acquisitions territo-riales ou mercantiles ; ces données nous aideront à découvrir dansle passé, les conséquences qu’il aura sur l’avenir. Comme un discipled’Archimède apprend à mesurer la stabilité des vaisseaux, d’aprèsla connaissance de leur grandeur et de leur forme, suivant l’actionde leur charge, de leurs voiles et de leur gouvernail; ainsi nous ap-prendrons à mesurer la stabilité de la puissance britannique , d’a-près la connaissance de ses ressources physiques et de sa population ,suivant l’action combinée de ses institutions et de ses lois.
L’ordre que nous adoptons dans l’examen de la Force commercialede l’Angleterre, en commençant par étudier et décrire les travaux quila favorisent et la développent au centre même de l’état, pour la sui-vre par degrés jusqu’aux x’ives les plus lointaines, cet ordre est leseul dont l’exemple doive être offert à la France. C’est l’intérieur qu’ilfaut avant tout vivifier, pour l’animer d’une énergie qui puisse en-