INTRODUCTION.
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1 odk analyser avec ordre les élémens qui composent la puissancebritannique, on a d’abord examine' les institutions et les travaux dela Force militaire et de la Force navale. On a montre' les moyens of-fensifs et les moyens défensifs d’un pays que la nature a séparé dureste de la terre, par les obstacles de la mer, et que l’art nautique en-vironne de remparts jusqu’à présent inexpugnables ; de rempartsqui servent aussi pour l’attaque, qui portent des armées d’un hé-misphère à l’autre, et qui , près des côtes les plus lointaines, trou-vent encore l’Angleterre. L’ambitieuse et prudente Angleterre
tient, aux abords de tous les continens, des postes avancés qui, selon safortune, sont tour-à-four des points d’appui pour la conquête , descentres de refuge pour la retraite, et toujours des foyers d’entreprisepour un commerce qui brave tous les périls et ne connaît aucun repos.
Arrêtons-nous à ce spectacle, sans exemple dans l’histoire desnations. En Europe, l’empire britannique touche à la fois, vers lê nord :au Danemarck, à l’Allemagne, à la Hollande, à la France; vers lesud : à l’Espagne, à la Sicile, à l’Italie, à la Turquie occidentale.. Ilpossède les clefs de l’Adriatique et de la Méditerranée; il commandeà l’issue de la mer Noire, comme à l’issue de la Baltique. Un momentsa marine, arbitre de l’Archipel, a cessé d’être adverse à la Grèce;et, soudain, les ports du Péloponnèse ont retrouvé leurs libérateurs,dans la postérité des He'raclides ; et, de Corinthe à Ténédos , la merqui conduit au Bosphore, est devenue pour les enfans des Argonautes,le chemin de la victoire et d’une autre Toison-d’Or : l’indépendance
* Lue dans la séance générale de l’InstiLut de France , le 2 juin 1823.
Je juge qu’il est d’un vrai citojen , de préférer le salut des intérêts publia , àla faveur que procure un langage adulateur. Dlmostiiènes , 3 e . Oljnthiaque.
y. b