ETUDES ET TRAVAUX. 281
Le travail est commence depuis 1812. Depuis la fin de 1818,011 a clepense i2,5oo,ooo francs j il faudra moins que cettesomme pour achever les travaux. Ainsi la jetee de Plymoulhn’aura pas coüte 25 ,000,000 francs.
La quantite de marbre mise en ceuvre , ä la lin de 1818 , sur-passait i, 25 o,ooo tonneaux; ce quidonne une depense moyennemoiudre de 10 f. , non-seulement pour 1’excayation, le trans-port et la mise en ceuvre d’un tonneau *", mais pour la depenseproportionnelle de tous les frais d’administration, et pour les de-bourses necessaires a l’achat des carrieres, a la construction desnavires , des quais, des ateliers , des bureaux, etc. **. Cettedepense comprend , en outre, les travaux de la grande aiguadedu cap Staddon ***. N
Lorsque les navires arrivent aupres du break-water, ils amar-rent leurs cables sur des bouees alignees parallelement a la di-rection de la digue, une rangee en dedans et l’autre en dehors.Ensuite ils se placent dans la position precise qui leur est as-signee. Ils baissent les mantelets de leurs sabords d’arriere,qui tournent sur de forts gonds üxes au cöte inferieur. Lors-que les mantelets sont baisses, leur cote superieur est retenu,horizontale ment, par de fortes cliames qui font retour surune polence au-dessus de la pouppe.
Un cordage est attaclxe ä l’arriere du chariot qu’on veut
* La depense pure et simple du travail des carrieres et de rembarquemenl des pierresest de 2 f. 81 c. par tonneau. Le prix du transport est de 1 f. 87 { c.
* ¥ En 1790, ou avait, ä Cherbourg , pour une depense de 3 o millions, verse 3 millionsde tonneaux de pierre; ce qui fait aussi 10 f. par tonneau. Mais de 1^85 ä 1790, l’ar-gent avait dcux fois plus de valeur en France, qu’il n’en eut en Augleterre , de 1812ä i 8 i 3 . Depuis 1790, les depenses de Cherbourg ont ete proportionnellemcnt moinsgrandes qu’avant cette epoque.
** ¥ On a construit au-dessus de la baie de Bouvisand , un reservoir assez grand pourcontenir l’eau ne'cessaire ä cinquautc vaisseaux de ligne; cette eau est amene'e par destuyaux en fer jusqu’au cap de Staddon ; ou l’on bätit une jetee ; c’est lä que vieudroutaborder les embarcations pour faire l’eati des navires.
IV.
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