FORCE N AVA LE.
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Lorsqu’uu vaisseau , passe du grand bassin dans une des formes, devra etre mis a sec ;on profitcra d’abord de la premiere hasse mer , pour ouvrir le canal qui conduit au bassind’echouage. Par ce moyen , on fera (sans aucune de'pense de force) baisscr le niveau del’eau dans la forme , de toute la cliute d’une maree; on refermera, sans perdre de temps,la vanne du canal par lequel J’ecoulement s’est opere'. Pour comple'ter l’asse'chement dela forme , on fera jouer des pompes ä chapelet, au moyen d’une machine k vapeur dela force de einquante chevaux. Cette rnachine sera placee dans un edifice bati autour desdeux puits, dans cliacun desqucls est etabli deja uu corps de pompe cn fer coule', d’untres-grand diametre : c’est celui qui devra servil' pour l’e'puiscment des formes.
11 y a maintenant dans l’arsenal de Sheerness, deux machines ä vapeur pour les epuise-mens des fondations ; eiles sont de la force de quatorze ä seize clievaux : une premiere estetablie a l’angle nord-est de l’arsenal; eile fait mouvoir une cbalne sans fin , tout le long duquaimeridional, tournedu cöte de Chathain. Cette chalne qu’on peut nllonger ou raccourcirä volonte, communique le mouvement ä des pompes d’epuisement, sur tous les points de lafondation des contre-forts , oü elles sont necessaires *.
La seconde machine ä vapeur est e'tablie en arriere du bassin d’e'cbouage ; eile faitjouer des pompes qui ont plus de 6 de'cimelres de diametre : ces pompes sont installe'esmaintenant ä l’angle forme par le quai le long de la Medway , et par le musoir en amontdu canal d’entree du bassin d’echouage.
11 y avait dans l’ancien arsenal de Sheerness , un bassind echouage, d’une forme assez irreguliere; il ne pouyait rece-voir que des vaisseaux de 64 - On l’agranclit, on lui donne laforme d’un rectangle dont les longs cötes sont perpenclicu-laires ä la Medway.
On entre dans ce hassin , x°. par un avant-bassin carre ,
* Ici, comme dans l’application de la premiere machine ä vapeur, la chalne sans fin quitrausmet la force motrice , s’appuie sur des rouleaux de bois dont les essieux sont porte's pardes montaus verticaux et accouples , places de distauce en distance. Une roue mobileremplace un de ces rouleaux ; un conlre-poids plus pesant qu’elle, agit saus cesse pourl’clever , avec une force constante , et pour tendre la chalne. Ainsi, raalgre' les oscilla-tions et les ebranlemens plus ou moins sensibles des divers Supports de la chalne et de tousles elemens du mecauismc , cette chalne doit toujours cxercer une pression constante surle tambour qui fait mouvoir les pistons des pompes ä eau.
Les cliaines sans fin, employees ainsi, s’usaient avec une extreme rapidite, par leur frot-tement continuel sur les rouleaux et les tambours. M. Thomas a remarque qu’en Jaissanttomber continuellcment un petit filet d’cau sur la chalne, ou cn augmentait la duree dansune proportion ve'ritablement etonnante. C’est un fait d’expcricnce qui peut trouver sonapplication dans beaucoup de travaux.