ETUDES ET TRAVAUX. 2 i 3
lies gaz degages Jans cette preparation, ayant pris feu, l’aleliersauta. On iFa pas renouvele de si dangereuses experiences *.
Woolwich n’a pas des magasins aussi spacieux que Dept-ford ; mais s’il est moins important comnie depdt, il Test beau-coup plus comnie cliantier de construction. Plusieurs des plusbeaux vaisseaux du premier rang (le Nelson par exemple),ont ete lances a Woolwich. Cependant, sous ce rapport, cetarsenal est sensihlement dechu, depuis quelques annees , parrexhaussement progressif des has-fonds de la Tamise. La vases’accumule si rapidement, en cet endroit, qu’elle obstrueraitl’entree des bassins et des calles , si Fon restait seulement quel-ques seniaines Sans Fenleyer. Le curage des vases , de 1807 a
* Nous allons de’crire d’apres I’ouvrage de M. Knowles, l’apparcil qö’on etablit en 1812,dans l’arsenal de Woolwich. On bätit en brique une etuve voiilee , solide et spacieuse ,ayant dix metres de long sur quatre de large et sur dix de baut. On la pava en pierrc detadle. En dehors de l’ctuve furent etablies deux cornues, avec des conduits et des robinels,pour distiller des matieres oleagineuses et re'sineuses dont les gaz devaient pe'ne'trer les boistenus dans l’etuve, apres que ces bois auraient ete chauffe's suffisamment pour degager deleurs pores l’humidite qui pouvait s’y trouver. Du fourneau partaieul des tuyaux de chaleurdestinc's ä elever l’etuve a la temperatnre qui serait jugee convenable. Les bois , avant d’etresoumis a cette Operation , e'taient se'cbes dans un four particulier. Pour dviter les accidensqui pourraicut etre produits par l’accuinulation des gaz , un tuyau de surete traversait lavoüte de l’etuve. Des gazometres, des tliermometres et des hygrometres etaient places demauiere a moutrer au dehors quels e'taient dans le bäliment, la force des gaz, lc degrede la chaleur , et Tetat de la vapeur aqueuse. Enfin des tuyaux de de'gagcment servaient äl’ecoulement des gaz superflus.
On mettait dans les cornues diverses substances ole'agineuses et re'sineuses, tolles que ducharbon mineral et de la sciure de bois de pin. l^ne premiere experience oüle thermometrede Farenhcit s’elevait jusqu’a 212 0 , deteriora conside'rablement les bois. Dans une seconde ,ou le thermometre ne monta qu’ii i 5 o° , l’exterieur des bois ne parut pas de'teriore.
Dans une experience subsc'quente , une explosion produite par l’inflainmation des gazdegages, de'truisit tout l’edifice. La commotion lut terrible; une ]iorte de fer qui pesait plusde 120 kilogrammes fut lancee a 70 metres de distancc. Une partie du tnur d’euceinte del’arsenal fut abattue par cette eommotion , ainsi que des maisons bäties en dcliors de l’en-ceinte; six ouvriers furent tue’s et quatorze blesses ; deux de ceux-ci mourureut.
Quand cet accident ne serait pas arrive, il aurait fallu abandonner une me'thode quidelruisait la force des bois, sans produire aucuu des bons effets qu’on s’etait Hatte d’obtenir.