i8o FORCE NAVALE.
Troisieme batterie. Chaque vaisseau du premier rang est des-tine ä recevoir un officier general : son logement est a l’arrieredu troisieme pon t. Un des sabords de tribord de la troisiemebatterie, coupe jusqu’au ras de ce pont, forme une porte oüvient aboulir l’echelle de commandement. Cette porte donne depleiu pied dans les appartemens de Famiral.
J’ai visite beaucoup de yaisseaux a trois ponts , et surtout lesplus beaux , les plus modernes de chaque port; a Plymouth,le Saint-Vincent, a Sbeerness, le Howe 5 a Portsmouth, leViclory , le Nelson , etc. Je vais de'crire les logemens du Nel-son , qui sont remarquables par leur elegante simplicite : on leseite comme un modele.
Le logement de Famiral se compose d'une galerie et de troispieces *. Les cloisons qui separent ces pieces vont de tribord abas-bordj eiles sont en bois d’acajou ; toutes les portes sont demeine bois, ainsi que le lambris des houteilles. En Angleterre,l’acajou est moins eher qu’en France, ce qui justifie Femploiqu’on en fait a bord des vaisseaux du premier rang.
Dans les vaisseaux dont la pouppe 11’est pas formee suivant lenouveau Systeme, la galerie de Famiral, comme celle du ca-pitaine, est a demi saillante ¥¥ , et vient rentrer completementdans le bord, a la naissance des houteilles. La s’arretent lesgaleries; leur appui n est pas forme par des balustrades a jour ,il est en plein bois.
* Au centre de la cliambre du milieu, un escalier conduit sur Je gaillard d’arriere,enlre les deux cabanes placces l’une ä tribord , I’autre ä bas-bord , pour les secretaires deFamiral et du capitaine. Ce joli escalier est en spirale et ä jour, avec une ele'ganle balus-trade en acajou. Un tapis s’applique sur les parties alternativement horizontales et verti—cales des marches : il est fixe dans les parties rentrantes, par des Iringles de cuivre qu’ontient toujours extremement brillantes.
** Les galeries des vaisseaux ä trois ponts, il y a quinze ä dix-huit ans , c'taient tout-ä-fait en dedans de la pouppe; plus anciennement clles e'taient tout-a-fait saillantes , et lamode rendait toujours (en Angleterre comme en France) chacune de ces dispositions sidisparates, le beau , le bon et l’utile par excellence I.