ETUDES ET TRAVAUX. 17«)
montes, les lits enveloppes dans la toile dont leur cadre estentoure, et le tout descendu sur le faux-pont. Ainsi durantle jour, et meine durant la nuit, des qu’on donne le Signal dubranle-bas, la seconde batterie devient ouverle et libre,d’unbout a l’autre de cbaque bord.
Les dispositions de la seconde batterie et de la troisieme(s’il y en a trois), dans tout ce qui se rapporte au combat, sontles meines que celles de la premiere batterie.
Des tables tres-legeres , bien travaillees et Ires-propres , sontsuspendues de cbaque bout, sous le second pont, par des cordcsblanches ramifiees en pate d’oie dans leur partie inlerieure,et venaut se reunir dans une cosse accrochee a un piton lixecontre un bau. Des bancs aussi propres que ces tables sontaffectes a chacune d’elles. Les matelots 011 1 leurs lables d’unbord, les royal-marines ont les leurs de l’autre bord.
La cuisine est placee ä l’avant de la seconde batterie desvaisseaux *. C’est dans cette batterie 011 dans la premiere,qu on procede ä la distribution des vivres. Le commis les de-livre d’abord en masse, dans la cambuse; la repartition par platsse fait ensuite, sous l’inspection des officiers mariniers.
Lorsque j’ai visite le vaisseau ä trois ponts la Reine Char-lotte ( Qileen Charlotte ), j’ai vu dans la seconde batterie , desmatelots qui, par le moyen d’une corde passee dans une pouliede retour , lixee sur le troisieme pont, faisaient monter et des-cendre un pilon , servant ä broyer le cacao destine pour ledejeuner de l’eqnipage.
¥ Les euisines anglaiscs ne m’ont point paru snperieures ä nos cuisines ä la Kersaiut.Mais dies renferment tous les fouvneaux, ct l’on ne voit pas h cöte de la cuisine principaleune foule de rechauds isoles et de cassei oles dispersces. C’est un abus que l’autorite devraitfaire disparaitre , ä bord de nos batimens. J’ai vu des cuisines ä la vapeur d’eau , d’uneproprete , d une legerete remarquables, et qui demandent tres-peu de combuslible; diespourraient servil - , sinon pour tout l’e'quipage , au moius pour l’etat-major et le capitaine.