6 TUDES ET TRAYAUX. 145
D’apres le tableau precedent, on yoit que les vaisseaux atrois ponts, ainsi que les 86 et les 78, sont armes avec cinq es-peces de bouches a feu. Lorsque l’installalion des vaisseaux elaitmoins bien entendue , lorsque la soute aux poudres et les con-duits deslines aux gargousses de divers calibres etaient moinsbien distribues , la mulliplicite des calibres etait un inconveuientmajeur. Aujourd’hui cette multiplicile ne produit plus aucuneconfusion , sur les batimens ou le Service est bien organise.
On concoit tont l’avantage qu’il y aurait, sous beaucoup derapports , si l’on pouvait n’avoir, a bord des batimens de guerre,que des bouches ä feu de meine calibre et de meme longueur.Tous les projectiles, toutes les gargousses pourraient egalementservir aux diverses pieces dont rarmement se compose. II n’yaui’ait pas moins de facilite pour les reebanges. Les meinesaffuts et les meines ustensiles de la ebarge serviraient indiffe'-remment ä toutes les bouches a feu. Yoila saus doute de grauds-et precieux avantages. Mais, par malbeur, les lois de la me-canique defendent imperieusement d’introduire, a bord desgrands batimens de guerre, une simplilication si desirable.
Puisqu il n’est pas possible d’adopter pour 1’artillerie de ma-rine, une piece de dimensions invariables , la premiere ideequi doit s’offrir aux bommes qui desirent simplifier rarme-ment des vaisseaux, c’est de varier seulement le poids et leslongueurs, en conservant un calibre unique. Tel est rarme-ment que nous avious propose, dans la premiere partie duTableau de Varchitecture navale militaire , examinee et ap-prouvee , en 181 4 , par une Commission d’ofbciers superieursde toutes les armes de la marine-, et par lTnstilut, en 1815.Qu il nous soit permis de citer nos propres expressions.
« La seule comparaison des canons et des carronades, doitnous convaincre dune grande verile : c’est que la determinationdes meilleui’es dimensions et des formes les plus avantageuses