12
ETUDES ET TIIAVAUX.n est pas sans importance , et qu ils ont encore a produirc *.
Les Anglais ferrent leurs anspects par le gros bout, ce queuous ne faisons pas. Ils rendent ainsi l’embarrage plus sur etolus facile; parce que la pince de l’anspect glisse moins et s’en-gage mieux pour produire son effet : d’ailleurs nos anspects,u’etant pas ferres, sont plus massifs.
Ou sait que les Anglais emploient, pour leurs bragues, ducordage neuf et de premier brin, derniere condition qui estd’un grand avantage. 11 faudrait seulement etirer ce cordage,pour que les efforts du recul de la piece ne fissent pas eprouveraux bragues, uu trop graud allongement. En general, ditVau-teur du Naval Gunnery , on regarde les bragues de nos canousde marine comme trop faibles, surtout pour les fregates. Cellesdu premier pont, continuellement mouillees , se pourisservtplus vite. II eu faut de rechange qui soient toujoui’s pretes 5 etVon doit exercer les canonniers a les reclianger avec rapidile.Toutes les carronades devraient etre parees au combat, ayec dessecondes bragues. A bord du Shannon, les bragues de precau-tion etaient passees dans des trous, a travers la muraille. Lors-qu’on tirait du cote du vent, alin de diminuer le grand effort asoutenir par les bragues et les chevilles a boucle , des taquetsen bois etaient places sous Varriere des semelles •, de maniere äles etablir dans une position ä peu pres horizontale, quand lebatiment donnait ä la bande de 7 ä 8 degi’es. Ce moyen tres-simple presente beaucoup d’avantages , et uous pourrions utile-ment ladopter. Enfin, dans les combats sous le vent, le mememoyen donnerait ä 1 ’affut Congreve , une superiorite decidee ,sur 1 affut ordinaire des canons de marine.
* tres-celeLrc, M. Gay-Lussac , vicnt de proposer l’emploi de quelques
dissolulions salincs , telles que le sei ammoniaque, pour rendre les etoffes incombustibles,ou du moins incapables de former un charbon ardeut. Si ellcs ne sont pas bygrometriques,leur usage pourrait etre tres-ayantageux , dans la fabrication des gargousses.