T IO
FORCE NAVALE.
des Saisons, que ne Fest F affut en bois : aussi ne s’en sert-onque dans quelques possessions lointaines dont le cliniat est tres-destructeur des substances vegetales.
Affut Congr'eve (PL IX, X et XI). L'auteur de cet affutle presente comme ayant tous les avantages de l’ancien, sansavoir aucun des inconveniens de celui-ci *. Wous allons expo-poser la serie des principes et des consequences qui formentla theorie du general Congreve, en moutrant ce que les idees del’auteur nous semblent avoir d’inexact ou d’exagere.
Dans la slruclure et clans l’iustallation des alTuls, on doit s’efi’orcer d’atleindre neuf Imtsprineipaux. t°. Faciliter la maticeuvre de la piece, sans augmenler le volume ni lepoids de Vaffut. C’est ce que fait l’autc-iu’ en donnant ä la piece an recul sur son propreaffut, lecjuel tourne autour d’uu pivot et sur des roulettcs. Ou n’a donc plus ä ramener enbalterie que la piece seulemcnt. En meine temps les mouveinens de conversion , ayant lieudans la direction des roues de I’aflut, offrent moins de re'sistance que dans l’ancien Systeme.
2°. Rcndre le recul courtuniforme et doux. Le recul a d’autant plus ces propriete's,que les axes des tourillons et des roues de l’affut approclicnt plus d’etre dans un meineplan D’ailleurs il est d’aulant plus court que la re'sistance au recul est rendue plus consi-de'rable. Ou atteint ces deux buts , en (ixant aux tourillons de la piece , des roues qui nepuissent pas tourner lors du recul, et qui , par consequent, presentent une grande re'sis-tance de frottement. Aussi les bragues sont-'tlles peu faliguees, lors meme qu’elles acheventde retcnir la piece , apres un recul asscz court.
3 “. Gre'er les bragues de moniere äpermettre, dans loutes les direclions, une meme
* Traite ele'inentaire de l’installation de l’artilleric navale , montrant les vrais principesde la construction des affuts de toute espece de bouehes ä feu , pour obtenir la faculte demanceuvrer les plus lourdes pieces avec le moins de inains possible , de fatiguer le moins pos-sible le navire: enfin , eu egard ä tout perfectionnement que l’on peut prendre en conside'-ralion; in~ 4 °. i ö 11.
En effet, lorsqu’on tire un canon monte sur un affut marin ordinaire , PI. IX,fig. i, cet afiut rejoit l’impulsion du recul par chaque tourillon C, et se meut sur lesaxes A , D des roues qui glissent sur le pont XY parallele ä ces axes. L’effort produit parla piece, contre les roues A et B , tend ä soulever la rotte A proportionnellement a la Ion-gueur du levier CA; et il est evident qu’avec une re'sistance donnee en A et en B, on peutassez accroitre CA, pour que le canon se renverse en andere, lorsqu’il fera feu. Ce mou-veinent de ressaut, qui depend de la longueur du levier CA, doit par conse'quent etretout-ä-fait aneauti lorsque la distauce CA devient nulle; c’est-a-dire , lorsque la rone apour essieu le tourillon C, comme dans la fig. 2.