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4,2 (1821)
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110
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T IO

FORCE NAVALE.

des Saisons, que ne Fest F affut en bois : aussi ne sen sert-onque dans quelques possessions lointaines dont le cliniat est tres-destructeur des substances vegetales.

Affut Congr'eve (PL IX, X et XI). L'auteur de cet affutle presente comme ayant tous les avantages de lancien, sansavoir aucun des inconveniens de celui-ci *. Wous allons expo-poser la serie des principes et des consequences qui formentla theorie du general Congreve, en moutrant ce que les idees delauteur nous semblent avoir dinexact ou dexagere.

Dans la slruclure et clans liustallation des alTuls, on doit sefiorcer datleindre neuf Imtsprineipaux. t°. Faciliter la maticeuvre de la piece, sans augmenler le volume ni lepoids de Vaffut. Cest ce que fait lautc-iu en donnant ä la piece an recul sur son propreaffut, lecjuel tourne autour duu pivot et sur des roulettcs. Ou na donc plus ä ramener enbalterie que la piece seulemcnt. En meine temps les mouveinens de conversion , ayant lieudans la direction des roues de Iaflut, offrent moins de re'sistance que dans lancien Systeme.

2°. Rcndre le recul courtuniforme et doux. Le recul a dautant plus ces propriete's,que les axes des tourillons et des roues de laffut approclicnt plus detre dans un meineplan Dailleurs il est daulant plus court que la re'sistance au recul est rendue plus consi-de'rable. Ou atteint ces deux buts , en (ixant aux tourillons de la piece , des roues qui nepuissent pas tourner lors du recul, et qui , par consequent, presentent une grande re'sis-tance de frottement. Aussi les bragues sont-'tlles peu faliguees, lors meme quelles acheventde retcnir la piece , apres un recul asscz court.

3. Gre'er les bragues de moniere äpermettre, dans loutes les direclions, une meme

* Traite ele'inentaire de linstallation de lartilleric navale , montrant les vrais principesde la construction des affuts de toute espece de bouehes ä feu , pour obtenir la faculte demanceuvrer les plus lourdes pieces avec le moins de inains possible , de fatiguer le moins pos-sible le navire: enfin , eu egard ä tout perfectionnement que lon peut prendre en conside'-ralion; in~ 4 °. i ö 11.

En effet, lorsquon tire un canon monte sur un affut marin ordinaire , PI. IX,fig. i, cet afiut rejoit limpulsion du recul par chaque tourillon C, et se meut sur lesaxes A , D des roues qui glissent sur le pont XY parallele ä ces axes. Leffort produit parla piece, contre les roues A et B , tend ä soulever la rotte A proportionnellement a la Ion-gueur du levier CA; et il est evident quavec une re'sistance donnee en A et en B, on peutassez accroitre CA, pour que le canon se renverse en andere, lorsquil fera feu. Ce mou-veinent de ressaut, qui depend de la longueur du levier CA, doit par conse'quent etretout-ä-fait aneauti lorsque la distauce CA devient nulle; cest-a-dire , lorsque la rone apour essieu le tourillon C, comme dans la fig. 2.