FORCE N AYA LE.
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Nelson, imitaleur de Duquesne, prit entre deux feux, la ligueembossee qu’il se proposait de detruire.
Les brulots qu’on employait frequemment au seizieme et audix-septieme siecles, dans les combals livres en pleine mer,ont rarement produit quelqu’effct. On a fmi par en abandonnerFusage. Aujourd’hui, les armees navales ont acquis trop demobilile \ elles parcourent en trop peu de temps de trop grandsespaces, loin de l’ennemi comme en sa presence, pour quedes bombardes et des brulots puissent les suivre, sans risquersouvent d’etre coupes ou separes du corps de Farmee. Voilalaverilable raison qui, depuis un siede, en a fait abandonnerFusage dans les batailles livrees en pleine mer. On ne s’en sertplus que pour lancer des projecliles incendiaires, sur des villesmaritimes ou sur des flottes concenlrees dans quelques mouil-lages : c’est, comme nous l’avons dit, contre des flottes ä l’ancrequon peut, parfois, faire agir les brulots ayec avantage.
Ainsi Famiral Elphinstone qui commandait, dans la Medi-terranee, l’escadre de Fimperatrice Catherine, ayant force l’es-cadre turque a se refugier dans la l)aie de Tcliesme, lancacontre celle-ci deux brulots qui en causerent la ruine : l’in-cendie de cette vaste flotte et les explosions des vaisseaux, amesure qu ils devenaient la proie des flammes, eurent assez deviolence pour faire crouler les fortifications du port.
Nous avons vu dans la derniere guerre , un grand exemplede vaisseaux incendies, malgre la protection des balteries de lacöte. Je veux parier de l’escadre aux ordres de Fjjin iral Lal-lemant, detruite a l’embouchure de la Charente. Ce generalcraignant le sort de la flotte d’Aboukir, et ne soupconnantpas que des bihlots viendraient lattaquer, avait embosse sesvaisseaux sur deux lignes, en echiquier. Une estacade tendueen avant de sa double ligne, devait arreter les premiers ba-timens qui auraient teilte de penetrer entre nos batimens 5