ETUDES ET TliAVAUX. 71
lion sont; ies plus fatales aux liommes, 011 a vu des souverainsse refuser ä la coiinaissance ou demander le secret et l’oublide certaines inventions qui leur paraissaient trop meurtrieres :ils avaient tort.
Lorsque les gouvernemens ont recours au moyen terrible de laguerre, c’est qu’ils preferent la mort des hommes, a la Conserva-tion d’un ordre de choses qui leur parait insupportable. Quelque soit le moyen qu ils emploient, ils ne cesseront que quandun des parlis aura tout-ä-fait accable l’autre, ou que les deuxpartis se seront fait un mal proportionne a Femportementde leurs passious. Mais, lorsque les destruclions sont lentes etgraduelles, entremelees de revers et de succes, les triompbes dujour font oublier les desastres de la veille. Comrne il n’y a jamaisde grande calastroplie, aucun des deux parlis n’est frappe dubesoin subit de demander la paix. Le temps habilue les peu-ples ä Fe tat de guerre, et les querelles des nations deviennentinterminables. C’est ainsi qu’elles coütent a l’humanite des sa-crifices bien plus grands, qu’un petit nombre d’actions generaleset vigoureuses qui, dans quelques mois, auraient decide dusort de deux nations. Ne repoussons donc jamais , comme tropdestructeurs, des moyens nouveaux de faire la guerre; carleur emploi diminuera la quantite totale de sang verse dansles querelies des peuples.
Cependant, par un exces oppose, il ne faut pas croire queles liommes, epouvantes, renonceront aux combats plulöt quede s’attaquer avec des armes trop redout ables. Telle est la fureurou la folie des peuples qui se disent civilises, que pour un iliot,un geste, un regard, on voit des duellistes prendre des armeschargees quils tirent lun sur FauIre a bout portant, avec laceititude qu un des deux doit succomber ; et, parfois meine,avec la certilude que tous deux doivent perir.
11 n est qu un moyen efficace pour empecher les liommes de