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4,2 (1821)
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50
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FORCE NAVALE.

JO

et bien combines, tous les travaux que les marins doivent. exe-cuter, soit pour preparer la force navale liors de la presentede 1ennemi, soit pour la faire agir en sa presence. Si ces travauxelaient aussi peu nombreux et aussi simples que la plupartdes travaux de Farmet de terre; sils avaient ete suivis, etudies ,analyse's , avec autantde conslauce et de talent, ils auraient demeine ete reduits ä des mouvemens elementaires, susceptiblesdelre executes dans un instant donne, dapres la simple audi-tion dun commandement fixe. Des lors il rfy aurait jamais eude retard , ni dincerlitude dans lexecution des manceuvres.

ä multiplier , k perfectionncr les applications de la Science , aux arts de la marine , on doitfavoriser ces travaux par des secours et les encourager par de nobles recompenses. Mais,cn regardant ces succes comme des exceptions, il ne faut jamais exiger de la masse desoliieiers , plus de theorie cjuil nest raisonnable desperer que des howmes ordiuaircs puis-sent eu acquerir dune maniere utile.

On devrait surlout encourager et recompenser les travaux des hommes qni, doue's d unesprit lumineux , savent pre'scntcr les verile's les plus abstraites sous des formes qui lesrendent facilcs k comprendre; et savent, au moyen de simpliflealions iugenieuses, rendreelementaires et rapides des operations et des calculs ardus et compliques. Ces hommessont les vrais bienfaiteurs des arts maritimes; eux setils y popularisent le savoir. Ils föntpus pour les progres de la force navale en action , qne des genies capables de tout appro-foudir ; et pourtant incapables dexposer les verites quils decouvrent , de maniere ~ä lesrendre intelligibles pour les esprits ordinaires.

Il faut dailleurs accorder ä la pure pratique toute lestime quelle est eu droit dobtcnir.Mais la pratique peut dilfe'rer beaucoup delle-meine. Elle peut netre que la repe'titionirrellechie de ce qui sest fait ante'rieurement : alors eile prend le nom de routine. Ellepeut etre la re'pelition raisonnee des travaux et des cxercices , re'pe'tition somnisc ä lcxa-men attentif dobservateurs toujours nouveaux et qui tous redoubleut d'elforts , pour fairecxccuter chacune des parties duue ope'ration donne'e , dans le moins de temps , avec lemoins de bras, et dans le plus grand ordre possible.

Des excroiccs de'preuve , executes dans cet esprit , par des ofliciers dun talent supe'-rienr, sont de veritables experiences qui, dirigees par le raisonnement, aide'cs par lobser-vation, eclairees par le calcul, ne tardent pas k devenir des modeles. Ces modeles erigescn reglcmens iuviolables , doivent servir ensuite ä la masse des hommes ordinaires, char-ges dcxeeuter les memes operations dans une foule de cireonstances qui laissent ä peinele temps de la rc'llexion. Il faut, en effet, qne les hommes naient plus alors quä travaillcrde memoire et presque dhabitude.