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tagne, n’a malheureusement rieu qui lui ressemble Jans lesinstitutions maritimes de notre patrie. II doit donc paraitreetonnant qu’ancuti des voyageurs qui se sont efforces de nousfaire connaitre l’Angleterre, n’ait eu seulement la pensee d’enfaire mention dans ses recils.
Asyle naval. II y a vingt-un ans, a peu pres, qu’un parti-culier nomme Taylor concut l’idee de former, a Paddingtonpres de Londres, une espece de maison deducalion et de tra-vail, pour les enfans orphelins des matelots et des soldats demarine. 11 ouvrit pour cet objet une souscription qui, bientot,fut l’emplie par la signature d’une foule de citoyens recom-mandables, de dignitaires et de princes. Lorsqu’on voulut exa-miner l’emploi des fonds de cette souscription , on s’apercutque l’adminislrateur des depenses e'tait un miserable, qui, dansla formation et l’execulion du projet le plus noble , n’avaitsonge qu a proliter de la confiauce et de la generosite publi-ques. On finit par le mettre en jugement pour crime de fauxdans la lenue de ses comptes.
Alors M. Pitt concut l’idee de mettre Tefiablissement sousla jirotection du ministere, et de lui donner Forganisalionqu’il conserve encore. II fit consacrer a l’asyle naval, le jolipalais bati par la reine Marie-Henriette *, epouse de Char-les I er ., au bas du parc de Greenwich. Aussitot on enleva lesmarbres qui formaient les marclies et les appuis des balu-strades j on les vendit, et le produit de la vente fut consacreaux cbangemens qu’exigeait la nouveile destination de cet edifice.
Environ a Cent metres du palais, on a bati sur la droile etsur la gaucbe deux edilices reguliers et symetriques, reunis äl’edifice central par un large portique ä jour, forme de colonnesdoriques qui supportent un toit plat, fort leger, et dont la
* C’est la reine dont Eossuet a fait l’admiraljle oraison funebre. Au-dessus de la ported’cntrcc on lit encore ces mots: Henrica Maria.