ETUDES ET THAYAUX. 33
ces jeuues gens seraient destines. On donna le nom d ’instruc-teur ä chaque ouvrier Charge de former uu apprenlif- celui-cine recut plus qu’un salaire ä la journee, quoiqu’il fut astreiuta travailler aussi long-temps que pourrait le faire l’inslrucleuremploye ä l’entreprise. Tant de desayantages accumules dansle court espace de deux annees , n’ont laisse r qu’ä la classe laplus ignorante et la plus pauyre, le desir de faire entrer leursenfans daus les arsenaux , en qualile d’apprentifs.
En achevant l’expose plein d’interet dont nous venons de fairel’analyse, les commissaires de revision concluent ainsi: « Afinde mettre ua terme ä ce manque de prevoyance, qui peut ünirpar etre dangereux pour ce pays, il faut attirer dans nos arse-naux maritimes, des appreatifs d’une instruction plus grandequ’on ne l’a jusqu’a present exige. II faut leur apprendre lamecanique, les mathematiques , le dessin , et tout ce qui serapporte a la connaissance de rarchileclure navale. II faut aussiles employer avec les charpentiers, au travail manuel de laconstruction et de la reparalion des vaisseaux •, afin qu’ils joi—gnent la pratique de l’art a letude de la theorie. Par ce doubleapprentissage , ils seront en etat, i°. de composer les plansde nos vaisseaux de guerre, suivant les vrais principes scien-tifiques j 2°. de juger, et de la main-d’ceuvre exigee pour lexe-cution de chaque partie dun vaisseau, et des gages que doiventraisonnahlement gagnerles ouvriers, et delaqualite de l’ouvragelorsquil est execute. Nous placons la recherche des moyensd’atteindre ä ces objets essentiels, au rang des plus importantesfonctions que votre majeste ait bien voulu nous confier. »
Les commissaires proposent ensuite un plan d’inslruction,dont nous indiquerons seulement les bases essentielles.
i. N admcttre comme apprentifs que des jeunes gens ayant au moins quatorze ans,et 4 pieds io pouces de tadle : robustes d’ailleurs , et d’une bonne venue ( wellgrown );sachant lire , e’crire et faire les premieres regles d’arithmetique.
IV.
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