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mensions, et plus forts ea artillerie qu’ils ne Fetaient autrefois,exigent an plusnombreux equipage, pour des bätimens destinesaux meines fonctions ; alors on yerra que le total des marinsconserves pour le Service de la flotte, pendant la paix actuelle,n’est pas meine en proportion avec les divers pieds de paix dudix-huitieme siede *.
Mais, par une contradiction singuliere , tandis que FAngle-terre a reduit, ainsi, le nombre de ses matelots et de ses soldatsde marine, eile a (depuis 1814) augmente sans mesure l’etatmajor de sa flotte. (Fest ce qu’on voit par cette liste de pro-motions :
Juin 181 4 : amiraux 8; vice-amiraux 16 ; contre-amiraux 21. Total 45.
181 5 ä 1819: idem 1 3 ; idem 22; idem zS. idem, 60.
Juin i 8 i 4 : capitaines 85 ; commandeurs 222 ; lieutenans 981. idem 1 , 238 .
181 5 ä 1819: idem 99; idem 137; idem 3 go. idem 635 .
Ainsi, depuis i8x4 (meine en soustrayant les avancemensfaits pendant les Cent jours de guerre, en i8i5) , on voit qu’ensix ans de paix , la marine anglaise a fait plus de deux milleavancemens, et cree plus de Cent amiraux ! Sans doute, il estbeau d’ameliorer pendant la paix le sort des officiers qui, pen-dant la guerre , ont assure les triomplies de l’etat ; mais il est desbornes que la plus genereuse gratitude ne doit pas outrepasser.
En traitant des offices de Famiraute, el du tresorier de lamarine,nous avons montre combien sont faibles les reductionsoperees, depuis la paix , sur les depenses administratives : onen sera bien plus frappe par le rapprocbement de toutes cesde'penses, en 1811 au fort de la derniere guerre, et en 1820apres cinq annees de paix.
¥ Aussi, depuis 1820, a-t-on un peu augmente' l’eflfectif du personnel de la flotte, enportant k 8,000 le nombre des royal-marines.