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3,2 (1821)
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254
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FORCE NAVALE.

3 3/j.

larmee de terre eprouva, dans la guerre contre lempire fran-cais (j Force militaire , t. I, Uv. vi, ch. 3). En effet, sur centmille liommes, la perle totale annuelie (morts , deserteurs etreformes) est, aux epoques ainsi rapprocbees:

Armee cle terre . i. i,oi3 individus; Armee navale io,45o.

Un re'sultat beaucoup plus surprenant, cest que des 135,2 20liommes perdus pour la force navale , pendant la guerre de septans , i,512 seulement out ete tues dans les combats.

Cest a tort quen observant quelques faits de ce genre, 011croirait pouvoir en conclure la faiblesse des moyens destruc-teurs de la force navale. Ce sont les pertes des vaincus etnon pas celles des vainqueurs, qui donnent la mesure de lapuissance destructive du materiel employe par deux armees.Or, dans la guerre de sept ans, les Anglais 011t presque tou-jours obtenu la superiorite maritime.

Mais nous tirerons, des faits que nous venons de citer, uneconclusion importante. Puisque, de 1756 ä 1762, il 11y eut quei,512 liommes de tues par le feu de rennemi, tous les moyensmilitaires employes par les Anglais, pour augmenter leur su-periorite dans les combats de 111er, nauraient pas pu preserver

dune teile mort, plus de i,5i2 liommes.Au contraire , les

soins qui tiennent a la Conservation de la sante des marins,et a leur bon traitement pendant leurs maladies ; les soins qui,rendant aux liommes la vie maritime plus douce et plus agrea-lile, les delournent de lidee de fuir le Service : ces soins, dis-je,appliques ä reduire une perte de 133,708 liommes , auraientpu produire une diminution immense dans le nombre des de-serteurs , des reforme's et des morts de maladie.

lei, coimne on voit, lavantage est tont entier du cote dela Science et des arts , preservateurs du bien-etre et de la santedes liommes. Aussi nous sommes-nous efforces , en traitantdes etjuipages, des transports , des vivres , et du Service me'-