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FORCE NAVALE.
CHAPITRE II.
Levee des mariris:presse.
Jje gouvernement anglais emploie tous les moyens possiblespour accroitre le nombre des marins qui servent au commerce :c’est accroitre la source oü il puise a discretion pendant Iaguerre. D’apres l’acte de navigation , il faut que les navirescommercans de la Grande-Bretagne aient au moins dans leurequipage, les trois quarts de marins anglais. Mais en ternps deguerre,-le besoin de matelots force a diminuer beaucoup cetteproportion*. Alors meme, pour attirer les marins etrangers, unacte du parlement declare qu’ils jouiront des droits de citoyen ,des qu’ils auront send deux ans sur un batiment britannique.
Peu satisfaits des ressources de ces voies legitimes, les An-glais ont souvent employe des moyens de corruption pourentrainer les prisonniers de guerre a prendre Service sur lesbätimens de l’etat. Une autre maniere non moins energique deles pousser a trabir leur propre patrie, c’est de leur rendrela reclusion insupportable, ä force de misere et de privations.Il serait superflu d’ajouter ici quelque chose au tableau quenous ayons trace du traitement des prisonniers de guerre
1814 (120,000 marins ). La marine des e'tats vassaux de l’empire franfais , dtait environ lequart de notre marine. Il faut le dire a riionneur d’un ministere dont nous sommes loind’ailleurs d’etre les aveugles partisans , ces forces surpassaient de beaucoup celles que nouspossedions ä la fin de la guerre de la republique fraufaise.
* Par excmplc , lors du commencement de la guerre de ja re'volution francaise, l’acte 33deGeo. III, c. 26, a reduit au quart, seulement, le nombre des marins qui doivent etrene's dans les trois royaumes. Les memes mesurcs ont e'te prescriies dans la guerre derniere.
Les Anglais ne se contentaient pas de chcrcher dans leurs ports et de prendre sur Ieursbatiincns de commerce, tous les marins anglais qu’ils pouvaient y trouver. 11s s arrogeaient le