CONSTITUTION DE LA MARINE. 187
En eflet, les comptes arrie're's de l’office des vivres s’elevaient, cn decembre 1806 ,ä 10,985,100 l. st. 11 s. 8 \ d , plus de deux Cent soixante-quatorze millions defrancs.
A la meme epoque , aucun compte en matiere n’avait ete liquide' avec les gardes-magasins,de Deptfordet de Porstmouth , deptiis 1790 ; de Plymouth, depuis 1791 ; de Cliathamet de Douvres , depuis 1792 ; de Cork , depuis 1795, etc.
Le conseil des vivres s’excusait d’un andere si scandaleux,en l’attribuant ä l’immense extension prise par ce Service, de-puis le commencement de la guerre, ainsi qu’a l’exiguite dulocal des bureaux * : local, disait-on, trop peu vaste pour con-tenir un uombre süffisant de commis. Pour montrer combiencette derniere excuse etait futile, il suffit d’observer que des or-dres imperatifs et pressans ayant ete donne's par ramiraule';,pour hater la revision des comptes, on trouva dans ce local (troppetit, disait-on, pour s’y tenir au courant) assez d’espace pourliquider, depuis novembre 1807 jusqu’en mai 1808, un arrierede plus de vingt-sept millions de francs : tandis que dans les sixannees anterieures , on n’avait fait la meme ope'ration que pourun peu plus d’un million de francs.
« Remarquons, disent avec une grande sagesse,les commis-saires de revision, que s’il devient notoire que les comptesrestent beaucoup d’annees, avant d’etre finalement ai’retes, celainduit les hommes saus principes , ä porter des charges induessurleurs comptes : charges qu’ils n’oseraient jamais y porter,si les apurations definitives s’operaient avec moins de lenteur. »
Des deux comites institues d’apres la proposition des com-missaires de revision, afin de rendre le Service plus rapide etplus regulier : le I er . est Charge des affaires ge'nerales, le 2®. dela caisse, et du compte des malieres.
Le I er . dirige les affaires courantes, la correspondance, lafixation de la quantite des approvisionnemens de toute espece •il exerce sa surveillance sur l’economie des travaux manuels,
* Ces burcaux sont au palais de Somerset, pres de l’office naval. Les magasins et lesateliers principaux des vivres sont ä Deptford , a cote de l’arscnal de la marine.