i)6 FORCE N AVA LE.
Quant aux soldats, ils sont exerces a bord, au maniementdes armes, par leurs propres officiers. Ils peuyent etre em-ployes a toutes les manceuvres basses; mais non pas etre en-voyes de force dans les hauts. 11 est expressement defendu auxmatelots, petits officiers et officiers de vaisseau, de frapperun sergent, ni meine un caporal des royal-marines. Loi’squunbätiment est stationne dans les mers de la Grande-Bretagne,un sergent, un caporal de ce corps, ne peuvent etre degradesä bord, sans l’assentiment de l’amiraute : dans les stationslointaines, il suffit, pour prononcer cette degradation, que lecapitaine du bätiment obtienne l’assenliment de l'officier quicommande les royal-marines , a son bord.
Lorsqu’il est necessaire d’embarquer des royal-marines , l’a-miral du port oü s’effectue l’embarquement, fait par ecrit sa de-mande au commandant de ces troupes a terre, en indiquant lonombre d’officiers , de sous-officiers, de lambours et d’adoles-eens ( boys ) dont on a besoin. Si le capitaine d’un bätimenttrouve quelques-uns des militaires envoyes ä son bord , im-propres au Service, il peut les renvoyer a terre : en faisantconnaitre au cbef de ladivision dont ils proviennent, les motifsde ce renvoi.
L’habillement des royal-marines n’est pas fait ä Fentreprisepar les coloneis, comme celui des troupes de terre ¥ : c’est le gou-vernement qui s’en Charge. L’administration du petit equipe-ment est conliee aux capitaines. Les effets d’habillement et d’e-quipement sont fournis par un adjudicataire general, ä Lon-dres, et d’apres un modele uniforme , transmis ensuite dansles quatre ports affectes au sejour a terre des royal-marines.Le garde-magasin de Farsenal est, dans ces ports , le deposi-taire de l’habillement, ce qui previent le brigandage exerce trop
* Ed general, l’organisation inte'rieure des royal-marines est plus simple, plus e'cono-mique et ndcux entenduc que celle des regimeus anglais d’iufantcric de terre.