CONSTITUTION DE LA MARINE. 5i
penses effectives de ces radoubs et de ces conslructions ¥ ;
2°. que souvent meine on n’appliquait rien de la somme affecteea teile coastruction , a tel radoub 5 et qu’on reportalt cettesomme sur des travaux non speciiies dans le budget; 3 °. queces irregularites etaient necessitees par les evenemens imprevusd’une guerre e'tendue , et variable ä chaque instant, dans sonaspect coinme dans sa nature 3 4°- enlin, que ces details nesont propres qua fournir aux ennemis de la Grande-Bretagne ,des documens dont ils peuvent tirer un parti dangereux.
Si, coinme on l’ose avouer, les etals detailles des constructionset des radoubs, sont faux, quelles lumieres pourraient-ils lburniraux etrangers ? Si les etrangers, au contraire, peuvent y recon-naitre et les vues et la marche du gouvernement anglais, ä plusforte raison la cbambre des communes , toujours ä meine defaire eclaircir ou completer par le ministere, ce qu’il y a de ®
louche ou d insufüsant, pcut-elle reconnaitre dans ces documensl’esprit de cette marcbe, et son progres ou sa decadence.
Est-il bien vrai d’ailleurs que des etats du nombre des con-structions neuves et des radoubs, soient propres a deceler auxyeux de l’etranger, les secretes intentions du ministere anglais,sur les operations hostiles de sa marine?
Chaque annee, famiraute laisse imprimer dans tous les jour-naux, le nombre de marins qu’on doit embarquer sur lesvaisseaux. Chaque mois, lamiraute publie, eile meine, la listede tous les bätimens de guerre, en faisant connaitre ceux quisont armes, ceux qui sont desarmes, ceux qui sont en con-struction. On juge, avec raison, que cette publication , loind’etre nuisible a l’Angleterre, sert beaucoup a sa puissance na-vale, parce qu’elle en fait connaitre la superiorite, sur touteslesautres marines j et Fonpretend qu’il serait, dangereux de don-
¥ Cet avcu n'cst-ii pas singulicr ?