CONSTITUTION DE LA MARINE. kl
que cela depend de la nature des navires, ainsi que du genreet de la duree des expeditions nayales, et des tempetes , et descombats qu’ils auront a soutenir.
Si nous comparons le plan d’apres lequel on dresse les Bud-gets de la marine , en France et en Angleterre , nous verronsqu’en France , le legislateur est plus certain qu’on ne depasserapas les sommes donl il pennet la depense; mais qu il n’a pas lesmeines lumieres et les meines garanties sur la force effectiveemployee a la mer, c est-ä-dire, apres tout, sur l’objet Capital,sur l’objet auquel se rattachent, connne moyens preparatoires,tous les genres de travaux et de depenses. En Angleterre ( etc’est un vice qui diminue chaque annee), le legislateur estmoins certain du montant des depenses qui seront faites pourla marine , pendant l’anne'e dont il vote le budget. Mais il con-nait ayec certitude, la foree navale quil autorise le gouverne-ment a deployer pour proteger le commerce general et lerevenu public pendant la paix, et de plus pour defendre letatpendant la guerre. Il nous semble qu’il serait possible, sinond’obtenir completement les avantages presentes par les deuxmodes de comptabilite , au moins d’approcher beaucoup d’unresultat si desirable.
Les budgets de la marine ont subi, depuis la paix, deschangemens qui meritent d’etre examines. L’administration desprisonniers de guerre a du disparaitre avec la guerre. L’ad-ministration du service medical est maintenant reunie a l’ad-ministration des vivres pour une partie du Service, et a cellede l’office nayal pour l’autre partie. Enfin, le budget des de-penses de toutes ces administrations rdest plus signe que parles membres du conseil naval.
Offrons le sommaire du budget de 1820.