COTES ET PORTS. 275
Poole, ainsi que Weymoutli, par le grand nombre et l’élégancede ses nouveaux édilices , montre sa prospérité récente.
Des bâtimens de quatre cents tonneaux peuvent arriver jus-qu’au vaste quai qui entoure pi’esqu’en totalité cette ville. Lecommerce extérieur, joint à la pêche de Newfoundland et duGroënland, occupe une partie considérable de sa marine mar-chande; le reste est employé parla petite pêche et par un ca-hotage très-étendu. Vers l’entrée du liâvre est un banc d’huîtresqu’on envoie , en très-grandes quantités , pour être engraisséesdans les criques des côtes d’Essex et de la Tamise.
A l’ouest de la haie de Poole, au fond de celle de Stadland,après avoir passé des côtes de Dorset aux côtes de Hamps,nous pénétrons dans le hâvre de Chi’ist-Church, qui est spa-cieux , mais d’un fond trop bas et trop dangereux pour quede gros bâtimens le fréquentent. Il reçoit les eaux de la Stouret de P Avon du sud. La ville qui porte le nom de ce havre,s’élève au confluent de ces deux rivières qui lui fournissent uneabondante pêche de saumon} sa population s’élève àâmes*, son port fut amélioré par Smeaton.
Au débouché oriental de la baie de Stadland, nous trouvonsY île de fFight , l’un des sites les plus délicieux de la Grande-Bretagne ; elle a 35 kilomètres de longueur sur 20 de largeur,et compte 31,616 babitans. Son climat est de la plus grandedouceur, la végétation de son territoire est riche et variée \ cequi en fait un des lieux oh les Anglais se rendent de préférencepour jouir des plaisfos de la belle saison. Elle est terminée parquatre côtés à peu près rectilignes •: les deux côtés du nordregardent l’Angleterre, et les deux autres la mer du large : enfincette île forme un abri naturel à des ports florissans et à desrades fameuses , que nous allons indiquer.
Ljmington, qui compte 3,164 habitans, s’élève auprès d’unepetite baie dans laquelle des bâtimens de trois cents tonneaux