FORCE COMMERCIALE.
Durant la paix comme durant la guerre, le havre de Mil-ford est précieux pour le commerce, par son admirable posi-tion , à la pointe S. O. du Pays de Galles. Il offre un excellentmouillage aux navires marchands qui, dans leur entree ou leursortie du Chenal de Bristol, ont besoin d’un refuge assuré contreles mauvais temps et les vents contraires. La haie qui le con-tient est prolongée, dans l’intérieur des terres, par les rivièresDugledy et Cleddy qui s’y jettent, et qui sont navigables jus-qu’à Haversford et Narberlli, d’où descendent les produits desmines de houille et des carrières de pierre à chaux , qu’on ex-ploite dans les vallons arrosés par ces rivières.
En longeant, vers l’est, la côte du Pays de Galles, après avoirquitté la haie de Milford, on passe devant Tenby, ville dei ,554 habitans, très-fréquentée dans la saison des bains de mer,et présentant, pour les visiteurs, des salles d’assemblée, dejeu, de spectacle, des cabinets de lecture, etc. Il se fait uncahotage fort-actif dans le petit port de Tenby, pour la pècheet pour le tralic du charbon fossile, qu’on exporte en Irlande.
Llangharn, à peu de distance de Tenby, fait partie du comtéde Caermarthen ; elle n’a que 1,391 habitans ; elle est situéeà l’embouchure de la Taye, non loin de l’embouchure de larivière Towy, qui conduit à Caermarlhen : cette capitale dela province qui porte son nom, possède 8,906 habitans. Desbâtimens de n 5 o tonneaux remontent jusqu’à cette ville, quidoit au commerce maritime, sa population, considérable pourle Pays de Galles.
En continuant de longer la côte, nous passons devant leport de K.idwelly, ou les bâtimens accostent un quai fort-commode; près de là sont des Docks qui peuvent recevoirdouze à quinze navires. Cette ville est dans le voisinage d’a-bondantes mines de houille et de fer; elle a des fonderies etdes laminoirs; les produits de ces usines sont amenés dans le