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FORCE COMMERCIALE.
-bâties sur le même plan, avec un rez-cle-chaussée et un premier \les fenêtres sont séparées par des pilastres d’ordre ionique, ayantla hauteur de deux étages. Une des ailes sert de caserne, et l’autrede dépôt d’armes. Au fond de la grande cour , en face de l’entrée,se déploie la façade de l’édifice principal. Le milieu de cettefaçade est décoré d’un portique de six colonnes , en avant de lasalle d’audience $ cette salle, demi-circulaire et garnie degradins , en amphithéâtre, est surmontée d’un dôme.
A droite et à gauche du portique, deux ailes semblables,revêtues en pierres de taille à bossage , indiquent par la sévéritéde leur architecture, que l’édifice n’est pas destiné seulementaux solennités judiciaires j elles annoncent l’endroit qui sert à laréclusion des prévenus et des condamnés. L’intérieur est en-core plus digne d’observation que l’extérieur. On a suivi danssa distribution, les idées philanthropiques du célèbre Een-tham, pour en faire une prison dite panoptique ; parce que,du logement du concierge, on peut, d’un coup d’œil, inspectertout rétablissement. Les cellules des prisonniers sont bâties surle contour d’un demi-cercle divisé en six parties par des mursdirigés du centre à la circonférence , et formant la clôture d’au-tant de jardins isolés. Ces divisions permettent de séparer lesdétenus, suivant la nature des délits. Un écriteau, suspenduau balcon du concierge, indique le délit et le nom de chacundes prisonniers. Lorsqu’on doit les juger, ils sont conduitsà la barre de la salle d’audience, par un passage souterrain.
La prison de Chester est un des édifices qui démontrentle mieux que les Anglais ne sont pas, comme on le prétend,incapables de s’élever aux conceptions d’une belle architecture.M. Harrisson, de Chester, a donné les plans de ce superbe mo-nument, qui, par son heureuse disposition et sa noble simpli-cité, fait honneur au génie des arts. Enfin cet édifice n’a riencoûté au fisc, ni aux particuliers j on l’a bâti avec l’excédent