COTES ET PORTS. a33
papiers-nouvelles et pour la bibliothèque qui déjà possède plusde dix mille volumes. En 1807 , la salle des gazettes avait 800souscripteurs et la bibliothèque en avait 893 : je prie le lecteurde noter une telle différence , dans un pays où , s’il est possible,on a plus qu’en France la fureur des journaux*.
L’édifice de Y Union offre également une salle de papiers-nou-velles, et une bibliothèque aussi pauvre que peu suivie. Cet édi-fice fut construit eu 1800, époque où parut l’Acte fondamentalpar lequel la Grande-Bretagne et l’Iiiande, prenant le titre deRoyaume-uni, furent soumises au pouvoir législatif d’un par-lement impérial unique. C’est un événement auquel les Françaisont fait à peine attention, et qui pourtant aura la plus grandeinfluence sur la force et la prospérité des peuples britanniques.
Outre les trois établissemens que nous venons de décrire,quatre autres sont consacrés à la lecture des journaux et à laréunion des gens d’affaire : i°. Ici Chambre du commerce ;2 0 . celle des Elus ou du choix (Ecleclic Pioom); 3°. la Salledes papiers publics , une des plus grandes et des plus belles del’Angleterre 5 elle a 3o mètres de long sur i5 de large , et descolonnes, liantes de 6 mit ',4, supportent sa voûte ; elle est au rez-de-chaussée de la Bourse. Immédiatement au-dessus, se trouve,4°. la Chambre des Assureurs , établie sur le plan de la fa-meuse Chambre d’assurances de Lloyd, à Londres.
Chesler : en partant de Liverpool et remontant la Mersey,on peut passer dans le canal de Chester, pour arriver à celteville; telle est la route que nous avons suivie, en décrivant lescanaux du centre de l’Angleterre (I er . vol., p. .187 ). Nous par-viendrons au même but, en descendant la Mersey, pour con-tourner une langue de terre étroite et longue , qui sépare l’em-
* Les femmes formant le tiers des souscripteurs, un tiers de la bibliothèque est com-posé de romans ou de pièces de théâtre. J’indique ce fait au futur apologiste des Fran-çaises , lorsque de moroses anglais les accuseront d’être plus frivoles que les Anglaises.
VI. , 3o