2 3o force commerciale.
ensuite elles reçoivent un secours de deux guinées , à chacunede leurs couches.
Un bel édifice à quatre étages, employé pour loger, instruireet faire travailler des gens pauvres, est ce qu’on appelle laMaison d’industrie. Deux étages sont consacrés au filage, ainsiqu’à d’autres travaux manuels. Le réfectoire peut contenirquatre cents personnes à table. Derrière l’édilice principal, deuxgrandes ailes détachées présentent vingt-quatre appartemens de'trois chambres, dont chacune peut recevoir huit personnes.
AJ Hospice des Enfans-Bleus ( blue - coat hospital ) , tireson nom de la jaquette bleue, habit uniforme des élèves decette école. Dès 1709, époque du premier essor de Livei-pool, des souscripteurs fondèrent un établissement pour l’édu-cation de quarante garçons et de dix filles, en leur fournissant desvêtemens j mais sans les loger ni les nourrir. Dès 1714? cesélèves furent en tout défrayés par l’établissement, qui s’estagrandi de plus en plus : il compte aujourd’hui 280 garçons et5o filles. On y montre aux deux sexes, à lire, à écrire, à calcu-ler, suivant le système du docteur Bell. On enseigne la navi-gation aux jeunes gens qui veulent devenir marins. On ap-prend aux filles, à filer, à tricoter, à tenir un ménage. Lesenfans sont admis à huit ans j ils sortent à quatorze, pourentrer en apprentissage dans les arts que leur goût préfère.
A Liverpool, comme dans toutes les autres villes de l’An-gleterre et de l’Ecosse , il y a des écoles dominicales ( sundayschools ), ainsi nommées parce qu’elles n’ont lieu que le di-manche. O11 y instruit gratuitement les jeunes apprentifsoccupés pendant toute la semaine à des travaux manuels.Ne pourrait-on pas introduire en France une si belle institu-tion , dans les campagnes surtout, où les curés de villageajouteraient ce service moral à tant d’autres bienfaits qu’ilsprodiguent, dans la modestie et le désintéressement du secret?