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6,3 (1824)
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FORCE COMMERCIALE.

eaux , le revêtement du quai , daus les bassins lloltans , présente une retraitedenviron deux décimètres. Contre la partie supérieure et rentrante du mur ,on a fixé des défenses en bois , dirigées verticalement ; elles ont trois à quatredécimètres déquarrissage, et sont assez rapprochées pour empêcher les na-vires de frotter contre le mur, den souffrir des dommages et de le dégrader.

En 18 ij , la maçonnerie de la nouvelle entrée du Dock de la Reine , ducoté du sud, était déjà terminée ; elle a la forme dune voûte elliptiquerenversée : par celte forme, elle est plus propre à soutenir la poussée desterres; elle résiste plus efficacement aux filtrations; enfin, comme elle portecontre une partie du bas des vantaux , elle diminue leffort total de la pres-sion de leau, auquel ces vantaux doivent résister par la seule force de leursassemblages.

Toutes les routes en fer, établies dans le fond de la partie déjà déblayéedu Dock de la Princesse, lorsque je lai visité, venaient aboutir au pieddune rampe assez rapide et denviron dix mètres de hauteur verticale. Voiciquelle est la manœuvre qui sexécutait sur ces routes : Un cheval traînant unchariot lamène au pied de la rampe , sur un cercle en fer, que supportentdes roulettes. Le conducteur arrête et dételle son cheval ; il fait, avec ses mains,tourner dun cpiart de cercle le chariot, et laccroclie au bout de la chaînequi doit lélever jusquau haut de la rampe. Aussitôt après il attelle son chevalau chariot vide, quil vient de dégager de la chaîne, pour faire place au chariotchargé; puis il part, et va prendre un autre chargement, au pied de lexcavation.

Passons maintenant à la partie supérieure des rampes sur lune desquellesle chariot chargé et enchaîné, est monté par laction dune machine à vapeur ,tandis cpte le même mouvement a fait descendre un chariot vide , sur lautrerampe. On sest ménagé de la sorte un contre-poids qui ne laisse à vaincre quela résistance du frottement, et le poids des matériaux déblayés.

Un méchanisme fort-simple * communique le mouvement de la machine à

* Deux chaînes distinctes, dont lune tire le chariot chargé, tandis que lautre retient lechariot vide, sont conduites par des poulies de retour, et viennent senrouler en sensopposés sur un énorme cylindre.

Ce cylindre est horizontal; il porte une roue dangle à 45°, engrenée par une au-tre pareillement à 45° et dont laxe est vertical. On met à volonté cette dernière enmouvement, par le moyen dune mâchoire à quatre dents quarrées, laquelle monte etdescend par laction dun levier. Dès que les dents de la mâchoire sengagent entreles rayons de la roue dangle horizontale, il faut que celte roue prenne le même mou-vement que la mâchoire; or, celle-ci tourne toujours avec laxe qui la porte et qui faitaller la machine à vapeur.

Il faut, au besoin, donner au cylindre un mouvement rétrograde. Cela sopère aisé-