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FORCE COMMERCIALE.
eaux , le revêtement du quai , daus les bassins lloltans , présente une retraited’environ deux décimètres. Contre la partie supérieure et rentrante du mur ,on a fixé des défenses en bois , dirigées verticalement ; elles ont trois à quatredécimètres d’équarrissage, et sont assez rapprochées pour empêcher les na-vires de frotter contre le mur, d’en souffrir des dommages et de le dégrader.
En 18 ij , la maçonnerie de la nouvelle entrée du Dock de la Reine , ducoté du sud, était déjà terminée ; elle a la forme d’une voûte elliptiquerenversée : par celte forme, elle est plus propre à soutenir la poussée desterres; elle résiste plus efficacement aux filtrations; enfin, comme elle portecontre une partie du bas des vantaux , elle diminue l’effort total de la pres-sion de l’eau, auquel ces vantaux doivent résister par la seule force de leursassemblages.
Toutes les routes en fer, établies dans le fond de la partie déjà déblayéedu Dock de la Princesse, lorsque je l’ai visité, venaient aboutir au piedd’une rampe assez rapide et d’environ dix mètres de hauteur verticale. Voiciquelle est la manœuvre qui s’exécutait sur ces routes : Un cheval traînant unchariot l’amène au pied de la rampe , sur un cercle en fer, que supportentdes roulettes. Le conducteur arrête et dételle son cheval ; il fait, avec ses mains,tourner d’un cpiart de cercle le chariot, et l’accroclie au bout de la chaînequi doit l’élever jusqu’au haut de la rampe. Aussitôt après il attelle son chevalau chariot vide, qu’il vient de dégager de la chaîne, pour faire place au chariotchargé; puis il part, et va prendre un autre chargement, au pied de l’excavation.
Passons maintenant à la partie supérieure des rampes sur l’une desquellesle chariot chargé et enchaîné, est monté par l’action d’une machine à vapeur ,tandis cpte le même mouvement a fait descendre un chariot vide , sur l’autrerampe. On s’est ménagé de la sorte un contre-poids qui ne laisse à vaincre quela résistance du frottement, et le poids des matériaux déblayés.
Un méchanisme fort-simple * communique le mouvement de la machine à
* Deux chaînes distinctes, dont l’une tire le chariot chargé, tandis que l’autre retient lechariot vide, sont conduites par des poulies de retour, et viennent s’enrouler en sensopposés sur un énorme cylindre.
Ce cylindre est horizontal; il porte une roue d’angle à 45°, engrenée par une au-tre pareillement à 45° et dont l’axe est vertical. On met à volonté cette dernière enmouvement, par le moyen d’une mâchoire à quatre dents quarrées, laquelle monte etdescend par l’action d’un levier. Dès que les dents de la mâchoire s’engagent entreles rayons de la roue d’angle horizontale, il faut que celte roue prenne le même mou-vement que la mâchoire; or, celle-ci tourne toujours avec l’axe qui la porte et qui faitaller la machine à vapeur.
Il faut, au besoin, donner au cylindre un mouvement rétrograde. Cela s’opère aisé-