COTES ET PORTS. 209
Celte substitution progressive clu fer, à la plupart des au-tres matériaux des grandes constructions, n’est point l’effetd’un engouement particulier ou d’une vogue passagère \ elle estun l’ésultat nécessaire de la comparaison du bas prix de ce mé-tal, avec la clxerté des bois, excessive surtout en Angleterre.
Ce qui m’a particulièrement frappé lors des deux voyages que j’ai faits àLiverpool, ce sont les travaux qu’on exécutait pour agrandir le Dock de laReine et creuser les nouveaux bassins.
Au fond du Dock de la Reine, des routes en fer étaient établies pour ledéblai des excavations. Ces routes sont formées d’élémens qui n’ont qu’unmètre de longueur et 27 kilogrammes de poids ; ce qui les rend très-portatifs.Il est donc toujours facile d’allonger ou de raccourcir les ornières de la voieque doit suivre le déblai. ( Fojcz t. I er . , liv. ni, eh. 6.)
On di rige toutes les routes depuis les rampes destinées à faire monter duDock, la terre déblayée , jusqu’aux différens ateliers d’excavation. On taille laterre à pic, jusqu’au niveau du fond du bassin. Donc ces routes , partout hori-zontales , exigent la même force pour conduire les chariots jusqu’au pied de larampe, sur laquelle on les monte ensuite , au moyen d’une force plus grande.
Les murs de revêtement des Docks sont bâtis , dans leur partie inférieure ,avec une pierre blanche qui se conserve très-bien sous l’eau -, et, dans leurpartie supérieure, avec un silex dont le grain est gros et rougeâtre. On em-ploie ce silex en blocs énormes , non-seulement pour les travaux publics , maismême pour les magasins et les maisons particulières dont la façade est revêtue,jusqu’au premier, avec de fortes pierres de taille à bossages ; elles sont d’un effetsévère , elles donnent aux édifices un air d’autant plus grandiose, que l’oeil,rétréci et fatigué par l’aspect monotone et sombre de la brique enfumée, surtous les points de l’Angleterre, regarde comme des constructions gigantesquescelles dont les matériaux surpassent un peu la grosseur du simple moellon.
Les murs de revêtement des Docks ne sont pas terminés extérieurement parun plan incliné ; leur forme est concave, et telle que nous l’avons décrite enparlant des Docks de Londres. Un peu au-dessous du niveau des plus basses
sentant la forme d’une lentille convexe ; 2°. du quart et des trois quarts de ce double arc,deux traverses sont dirigées en diagonales, et chevillées avec les deux pièces de bois dechaque double arc, pièces entre lesquelles elles aboutissent; 3°. Enfin l’assemblage estcomplété par deux traverses qui vont directement de l’extrémité d’un des doubles arcs àl’extrcmité la plus voisine de l’autre double arc. Ce système est à la fois très-léger ettrès-solide.
VI.
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