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COTES ET PORTS,rite. Bientôt, sur cette côte, la rivalité n’cxista plus qu’entreLiverpool et Bristol.
Chaque grand port marchand est un centre qui projettedans tous les sens les produits dont il est le dépôt ; et qui, pourformer les retours de ses envois , attire les productions descités qui l’avoisinent, et des campagnes qui l’entourent. Quanddeux ports s’établissent dans la meme contrée, ils étendentla sphère de leurs relations commerciales, jusque sur une ligneintermédiaire , plus ou moins rapprochée de l’un ou de l’autre,suivant la nature des pays qui les séparent, suivant l’état desroules et de la navigation intérieure , suivant les besoins et lesgoûts des provinces, etc. Ainsi, par l’établissement de Li-verpool , Bristol qui partageait l’Angleterre avec Londres, etqui possédait presque seule le grand trafic de l’Irlande, vitcirconscrire et réduire à moitié son territoire mercantile, dansles trois royaumes; mais au moins conserva-t-elle celte moitié.
Le commerce extérieur admettait difficilement un semblablepartage. La distance entre deux ports d’une même île , disparaîtdevant les vastes distances de l’Europe à l’Afrique équatorialeet à l’Amérique. Tout devient à peu près égal entre les navi-gateurs. Il n’y a plus d’autre supériorité que celle du géniecommercial qui devine les grandes spéculations, de l’audacequi les entreprend , de l’économie , enfin , qui produit et mé-nage les bénéfices, qui profite sur elle-même, et multiplie lesconsommateurs en les attirant par l’appât du bas prix.
Voilà les qualités qui distinguent surtout les négocians etles armateurs de Liverpool. Ils n’eurent pas plus tôt obtenu leurjuste part dans le commerce intérieur de la Grande-Bretagne,qu’ils tournèrent leurs vues vers l’Amérique. Au lieu d’attendreoiseusement que les produits du continent européen prissent laroute indirecte de leur port, avant d’arriver aux consommateursdu nouveau monde, ils s’efforcèrent de trouver, sur le sol mêmeVL
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