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6,3 (1824)
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JOl

COTES ET PORTS,rite. Bientôt, sur cette côte, la rivalité ncxista plus quentreLiverpool et Bristol.

Chaque grand port marchand est un centre qui projettedans tous les sens les produits dont il est le dépôt ; et qui, pourformer les retours de ses envois , attire les productions descités qui lavoisinent, et des campagnes qui lentourent. Quanddeux ports sétablissent dans la meme contrée, ils étendentla sphère de leurs relations commerciales, jusque sur une ligneintermédiaire , plus ou moins rapprochée de lun ou de lautre,suivant la nature des pays qui les séparent, suivant létat desroules et de la navigation intérieure , suivant les besoins et lesgoûts des provinces, etc. Ainsi, par létablissement de Li-verpool , Bristol qui partageait lAngleterre avec Londres, etqui possédait presque seule le grand trafic de lIrlande, vitcirconscrire et réduire à moitié son territoire mercantile, dansles trois royaumes; mais au moins conserva-t-elle celte moitié.

Le commerce extérieur admettait difficilement un semblablepartage. La distance entre deux ports dune même île , disparaîtdevant les vastes distances de lEurope à lAfrique équatorialeet à lAmérique. Tout devient à peu près égal entre les navi-gateurs. Il ny a plus dautre supériorité que celle du géniecommercial qui devine les grandes spéculations, de laudacequi les entreprend , de léconomie , enfin , qui produit et mé-nage les bénéfices, qui profite sur elle-même, et multiplie lesconsommateurs en les attirant par lappât du bas prix.

Voilà les qualités qui distinguent surtout les négocians etles armateurs de Liverpool. Ils neurent pas plus tôt obtenu leurjuste part dans le commerce intérieur de la Grande-Bretagne,quils tournèrent leurs vues vers lAmérique. Au lieu dattendreoiseusement que les produits du continent européen prissent laroute indirecte de leur port, avant darriver aux consommateursdu nouveau monde, ils sefforcèrent de trouver, sur le sol mêmeVL

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