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FORCE COMMERCIALE.
Liverpool , vers le commencement clu siècle dernier, pos-sédait à peine 5,ooo habitans, et n’avait guère pour marineque quelques bateaux de pècbc. Elle compte aujourd'hui118,972 habitans; elle a 1,113 navires , mesurant 173,782 ton-neaux , et montés par 10,338 marins!... Ces nombreux vais-seaux rivalisent avec ceux de la métropole, ils sont de mêmeexpédiés pour toutes les parties de la terre. On jugera, par letableau suivant, des progrès de son commerce , dans le coursd’un demi-siècle 5 ce tableau comprend le nombre des bàlimcnsvenus de l’Irlande et de l’étranger, dans le port de Liverpool.
ANXÉES. . . . I760; I77O; 1780; I 79 (>; *800; l8 10 .
Navires, nombre. i,î >45 2,0-7'! a, 3 ? 1 4 > 32 ^ 4,746 6,729
Droit de douanes. a, 33 o 4 d 4 ^ .3,528 10,087 23,379 65,782
Celte prospérité u’a pas été le fruit du hasard ; elle n’a pasété non plus le résultat des bienfaits de la nature ; car Liver-pool est située sur le bord d’uuc baie dangereuse, à l’embou-chure d’un fleuve où la nature ne pouvait être vaincue qu’à forced’art. Cependant Liverpool, placée au milieu delà cote occiden-tale de l’Angleterre, en face de Dublin et de l’île de Alan, étaitle point par où devait naturellement s’établir la grande commu-nication de cette île et de l’ouest de l’Irlande, avec l’est etJe centre de l’Angleterre. Enfin Liverpool devait devenir lemarché nécessaire de la cote occidentale de l’Ecosse.
Les Irlandais les plus laborieux , fuyaut leur terre natale ,déchirée par les factions et sacrifiée aux fureurs jalouses de lamère patrie, apportèrent à Liverpool leur énergie, et leurshabitudes économes. Alors une guerre d’industrie s’établitentre cette ville et toutes les autres villes maritimes de la coteoccidentale de l’Angleterre. Chester et Lancastre, comme lesplus voisines, furent les premières vaincues. A l’époque de leurdéclin, plusieurs de leurs maisons opulentes transportèrentleur activité commerciale dans le foyer de la nouvelle prospé-