COTES ET PORTS. 19T
à l’est encore , on voit une calle de construction ; puis une ancienne Forme,creusée dans un massif de granit ; elle est très-longue , mais son entrée estplus étroite que celle de la nouvelle Forme. En beaucoup d’endroils de l’an-cienne , on s’est contenté de tailler grossièrement le granit dans son gisementnaturel, pour figurer des gradins qui se raccordent à peu près avec ceuxque l’art a taillés régulièrement.
Du promontoire où l’on a construit le port de Troon , l’en-trée du golfe de Cîydc présente un magnifique aspect. Sur lepremier plan , les îles d’Arran et de Bute, et la presqu’île deCautyre , dans un second plan, dessinent la rive occidentale dela manière la plus pittoresque et la plus imposante. La côteopposée montre un plat pays qui s’étend d’Ardrossan , d’Irvineet de Rilmarnock, jusqu’à Glasgow. C’est dans ce plat paysqu’est tracé le canal d’Ardrossan.
Entre le port de Troon , et Kilmarnock ville et paroisse de12,769 âmes , on a construit une double imite en 1èr * , pourl’allée des chariots chargés de charbon , et le retour des chariotsvides ** } car le principal et presque le seul commerce dubeau port de Troon, est encore celui du charbon destiné pourl’Irlande. Comme ce port ne se trouve pas à l’embouchured’une rivière, il n’a pas de barrage à redouter, inconvénientqui se fait au contraire sentir de la manière la plus fâcheuse,en avant du port d’Ayr.
Ayr , capitale d’un comté, ville d’environ 7,000 âmes, s’é-
gueur de g mètres, à partir de l’entrée, la Forme a ses côtés presque verticaux et conti-nus ; les gradins ne commencent qu’au delà de cet espace.
* Les travaux du port de Troon , ainsi que la route en fer qui va jusqu’à Kilmarnock,sont exécutés presque entièrement aux frais du duc .de Portland; il a dépensé plus de5 o,ooo liv. st. pour cette seule route, longue de 16 kilomètres. C’est justifier la puis-sance et la fortune que d’en faire un aussi bel emploi. ( Voyez l’Introduction , t. I.)
** Un cheval tire aisément cinq tonneaux en allant de Kilmarnock à Troon, et re-monte avec les chariots vides , en cheminant sur une pente d’un 5 j 6 e . La diligence quifait ce voyage , sur la route-ornière, a ses quatre roues en fer; elle est allongée commeune voiture nomade; elle pourrait, je ci’ois , être aussi grande, pleine de voyageurs,et néanmoins traînée avec facilité, par un seul cheval.