COTES ET PORTS. i 83
Si, partant de Glasgow, nous descendons le Clyde, noustrouvons sur sa rive gauclie : à io kilomètres, Renfrew ; à3 i, Port-Glasgow ; à 35 , Greenock Mais, avant de décrireles deux derniers ports , examinons ce qu’on a fait pour amé-liorer la navigation du Clyde, au-dessous de Glasgow.
La nature n’avait pas destiné cette ville à jouir du commerce maritime. Lesrives du Clyde étant généralement basses , dans la partie sujette aux marées , leseaux du flux se dispersaient au loin , remplissaient de vastes criques, et ne sui-vant pas un lit resserré , ne pouvaient approfondir ce lit. Voilà ce qui produi-sit les bancs de sable , qui obstruaient le fleuve, à peu de distance de la ville ,et qui permettaient à peine de passer avec des bateaux conduits par deuxhommes. Tels étaient les obstacles dont il fallait triompher.
Sous le règne de Marie , en i 556 , les habitans de Dumbarton , Renfrew et(jlasgow , convinrent de travailler par corvées , pour faire disparaître les bar-rages naturels du fleuve ; mais celte entreprise était au-dessus des ressourcesd’un pareil genre d’associations. Après l’Union de l’Écosse et de l’Angleterre ,le commerce de Glasgow prenant un degré nouveau d’activité , l’on eut re-cours à des voies plus efficaces. En 1^55 et 1768, le Clyde fut sondé parSmeaton , qui rendit compte de ses opérations, dans un rapport détaillé. En1759, un Acte du parlement permit de rendre ce fleuve navigable , avec desécluses ; mais ce moyen présentait d’insurmontables difficultés, on l’abandonna.
J. Golbourne , ingénieur de Chcster , proposa d’améliorer la navigationdu Clyde, en le resserrant entre des levées, partout où sa largeur était tropgrande, lors des hautes eaux. En 1769 , J. Watt fit les sondes nécessaires pourpréparer ce travail. L’année suivante Golbourne prit l’engagement de creuserassez le fleuve, pour que des navires tirant 2 mit -,i3 , pussent remonter jusques-à Glasgow. Afin de réaliser celte conception, il érigea cent dix-sept levées,sur les points les plus importans des deux rives *. Dès 1775 , non-seulementl'effet promis était obtenu; mais le Clyde, en ses plus bas fonds, se trouvaitcreusé de 23 centimètres par delà la limite fixée. Aujourd’hui, des bâtiinensde i5o tonneaux arrivent facilement à Glasgow.
L’Acte qui concédait cette belle entreprise , autorisait les magistrats à leverun droit d’un schelling par tonneau, sur tous les bàtimens qui passeraientpar l’endroit qu’on devait rendre navigable. On va voir, par l’accroisse-
* Pour resserrer le lit du fleuve, on a construit des épis en pierre; ensuite des digueslongitudinales réunirent l’extrémité saillante de ees épis, et par conséquent encaissèrentle fleuve dans un lit dont la largeur est uniforme.