COTES ET PORTS. i65
Lomond, dont les eaux se déchargent dans le Clyde, à Dum-harton. Décrivons en peu de mots le littoral maritime qu’ontrouve à l’ouest de la route directe que nous venons de tracer.
En débouchant du canal Calédonien, pour avancer vers lesud-ouest, nous franchissons la passe de Coran. Nous laissonsà gauche le lac Leven, qui reçoit les eaux du torrent de Glen-Coë. Nous trouvons près de la côte plusieurs petites îles dontla principale se nomme Lismore. Nous laissons , à l’est, cetteîle et celle de Rerrera, en suivant un détroit que borne àl’ouest, un cap de l’ile de Mull.
Derrière Lismore et Rerrera, la côte de terre-ferme nousprésente le petit port d’Oban qui compte 33 navires mesurant1,077 tonneaux; il est entre deux baies étroites et profondes.La principale, celle du sud, reçoit les eaux du lac Awe.
En longeant la côte vers le S. S. O., nous laissons à notredroite une foule de petites îles séparées seulement par un chenallong et resserré ; c’est le sound cl’Islay. Ces deux îles principales,avec celle de Colonsay, contiennent 16,993 habitans. Le détroitou sound du Jura, est un golfe assez large, et très-profond;il s’étend sur la côte occidentale d’une langue de terre longuede vingt lieues , fort-étroite, et dirigée du nord au sud.
Cette langue de terre est séparée artificiellement du restedu comté d’Argyll. par le canal de Crinan *. Elle-même est pres-que coupée en deux parties égales, par le lac Tarbet. L’isthme est
* Ce canal se rattache essentiellement au système de navigation dont le canal Calédo-nien forme la base principale; long de 14 kilomètres seulement, il évite un détourconsidérable et dangereux au sud et à l’ouest de l’ile d’Àrran et. de la presqu’île deCantyre , lorsqu’on débouche du Clyde pour gagner par le nord la côte orientale de laGrande-Bretagne. Aussi voyons-nous que J. Watt avait à la fois proposé d’ouvrir cesdeux canaux , d’après un levé du pays, fait à la demande des Curateurs des pêcheriesbritanniques.
Ces caboteurs de Liverpool et de l’Irlande qui naviguent vers le nord de l’Ecosse ,au lieu de prendre le large dans l’Atlantique , préfèrent toujours , par les mauvais tempspasser entre la Grande-Bretagne et la presqu’île de Cantyre, pour remonter, dans une