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était facile , et pour ainsi dire élémentaire , quand on n’opérait que sur defaibles dimensions, présentait de tout autres difficultés, pour exécuter lamembrure de portes qui doivent soutenir une pression de 226,520 kilogram-mes. La PI. XII représente ccs portes *. La dépense moyenne de chacune desécluses du canal est d’environ 200,000 francs ; leur maçonnerie est exécutéesuivant les formes et d’après les principes que nous avons fait connaître, entraitant des Docks du port de Londres. (Voyez aussi PJ. XI.)
Depuis les quatre écluses de Muirton, jusqu’à l’entrée du canal dansle lac Ness, la distance est d’à peu près huit kilomètres. Dans cette éten-due, 1 ^ sol est presque partout composé de sable et de cailloux roulés. Ila fallu couvrir le fond et les côtés du canal, avec une couche épaisse d’argile
* Pour en former les poteaux-tourillons, qui sont les pièces principales, on a coulé d’unseul jet des cylindres de fer creux, ayant jusqu’à de hauteur, et 5 décimât, de
diamètre ; leur hase a la figure d’un D, et se compose d’un demi-cercle dont on auraitun peu reculé le diamètre parallèlement à lui-même, pour rendre la superficie plus con-sidérable , en prolongeant par des tangentes les deux extrémités du demi-cercle.
Un dé hémisphérique, plein, en fer coulé, et s’emboîtant sous le poteau, tourne surun saucier métallique incrusté dans la maçonnerie du radier.
Une tête cylindrique, dont le contour est circulaire, s’emboîte sur le haut du poteau.Cette tête est entourée d’un collier de fer plat, plus ou moins serré par des écrous à vis,et prolongé de deux côtés par des plates-bandes de fer incrustées dans le revêtementsupérieur delà maçonnerie des bords de l’écluse. On a remplacé les baux, ou poutreshorizontales des ventaux, par des pièces de fer, dont le profil a la forme d’un H- Contrela branche verticale de ce H sont fixés , par des chevilles à écrou, des bordages dirigésverticalement, et contigus. Tous les baux sont vissés et écroués : à l’une de leurs extré-mités , contre la face plane du pote.au- tourillon ; à l’autre, contre une plate-bande verticaleen fer coulé , achevant l’encadrement qui compose la membrure métallique de chaqueventail. Un bordage taillé en coin, est écroué contre la face extérieure de cette plate-bande. Quand les deux ventaux viennent à busquer, les faces jusqu’alors visibles, desdeux bordages taillés obliquement, s’appliquent l’une contre l’autre. Il était nécessaired’employer ces recouvremens en bois , pour éviter la collision du fer contre le fer.
On n’est pas arrivé sur-le-champ à la perfection, dans la structure des portes d’écluseen fer coulé. Les premières que l’on fit étaient fort-massives ; elles pesaient jusqu'à prèsde 28 tonneaux , tandis que les nouvelles n’en pèsent pas plus de 22. Pour obtenir cettegrande diminution de poids et de dépenses, au lieu de faire le poteau-tourillon plein surtoutes ses faces , on a d’abord évidé la face plate où sont vissés les baux horizontaux ; desorte qu’à présent cette face offre autant d’espaces rectangulaires vides, qu’il y a d’inter-valles entre les différons baux. Il est aisé, par ce moyen, de passer les vis à écrous , del’intérieur du poteau à travers le bout des baux ; tandis qu’auparavanl il fallait faire des-cendre à diverses hauteurs un jeune apprenti, dans le corps du poteau (comme un ramo-neur,dans un tuyau de cheminée); afin d’introduire ces chevilles dans leurs trous respeetils.