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6,3 (1824)
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127
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COTES ET PORTS. Ï27

Comme un dernier moyen davertissement pour les marins ,lorsque le temps , trop nébuleux , empêcherait de découvrir lephare ou ses feux, deux grosses cloches pesant chacune envi-ron 600 kilogrammes, sont jour et nuit sonnées par le mécha-nisme qui fait tourner les réflecteurs *. Durant les brouillards,ces cloches pouvant être entendues bien au delà des limitesdu rocher, les navires sont avertis de séloigner, long-tempsavant dapercevoir la lumière du phare. Des signaux parti-culiers servent à correspondre , de cet édifice, avec la terre

veau. L'apparition de la lumière rouge est dune durée beaucoup moins longue quecelle de la lumière blanche; ce phénomène singulier tient nécessairement à ce quela lumière blanche se diffracte plus que la lumière rouge. Jai remarqué que cettedernière, à la distance de 20 kilomètres du phare, différait sensiblement de la couleurdes verres, qui sont, dun rouge tirant sur lorangé; la lumière aperçue de loin, est aucontraire dun rouge pur, ou même tirant un peu sur le violet. Il est probable que cettedifférence est due à la couleur bleuâtre de latmosphère traversée par cette lumière. Leclair de lune ne change rien à lapparence des deux lumières, et presque rien à leur in-tensité. Vu crépuscule, le blanc ma paru moins pur et le rouge moins éclatant : cettedégradation est devenue dautant plus sensible que le jour acquérait plus de clarté.

* Un axe horizontal, tournant par leffet du même moteur que le châssis des feux ,porte une came avec laquelle il soulève alternativement un marteau qui retombe enfrappant sur une cloche placée au sud, et un marteau qui retombe en frappant sur unecloche placée au nord de la chambre des feux. ( Voyez Planche VII.) On entend uncoup de marteau par demi-minute.

** Les signaux par lesquels le phare coi'respond avec la maison de signaux établie àterre, sont faits avec une sphère de couleur noire ,enfilée par un mât vertical, qui passepar son centre , et qui est fixé contre la coupole de la chambre des feux, quil dépassedune assez grande hauteur. Suivant quon met la boule au bas, au haut, au milieu dumât, on a trois signaux différens, qui indiquent si les gardiens ont ou non besoin desecours. Un pavillon quon hisse en tète de mât, signifie que la mer est assez haute etassez belle pour permettre daborder au rocher sur lequel le phare est bâti. Vue duphare, la boule des signaux de terre, se projette sur les collines qui sélèvent au delàdÀrbroath. Celte boule est dorée, ce qui ne la rend pas bien visible : il eût mieux valula peindre en blanc mat, que de lui donner un brillant métallique.

Le mât est surmonté dun paratonnerre, dont le conducteur, qui est en fer, descendjusquà la hauteur de lescalier le plus bas. A cette hauteur, une longue plaque de cuivreest incrustée dans lépaisseur du revêtement ; de cette plaque une chaîne descend jusquàla route en fer allant de lembarcadère au bas du phare. En plusieurs endroits, les pied»en fer de cette route, qui est isolée en lair et à grillage, sont toujours baignés par la