COTES ET PORTS. to3
fortune, qui ne sachent ni lire, ni écrire, ni calculer. Les con-naissances premières, données à l’universalité des citoyens, ontpermis à tous les individus auxquels la nature avait accordédes dispositions extraordinaires, de reculer d’eux-mêmes leshomes de leur savoir, et de se distinguer par des talens ac-quis. De là celte fouie d’hommes supérieurs qui, depuis centannées , ont illustré la Basse-Ecosse : dans les sciences , Mac-pherson, Simpson, Ferguson, Blacke, etc. ; dans les lettres etla philosophie, Hume , Robertson , Blair , Adam Smith , Du-gald Stewart, Burn, Walter Scott, etc. La plupart de ceshommes célèbres ont consacré leur génie à l’instruction pu-blique, dans l’Université d’Edinburgh; ils y ont attiré , de tousles points des trois royaumes, et même de l’étranger, unejeunesse opulente qui contribue à la prospérité de cette ville.
Le savoir élémentaire répandu dans les classes inférieures ,a rendu la masse du peuple très-propre à perfectionner et lesprocédés de l’industrie et les spéculations du commerce, quidemandent une intelligence exercée. De là les vastes progrèsde tous les arts utiles, au sein de l’Ecosse ; et le grand nom-bre de talens distingués dans la pratique de ces arts et dansl’investigation de leur théorie. C’est à l’Ecosse que les vraisprincipes de l’économie politique ont dû leur développementet leur démonstration. Les ingénieurs les plus habiles, Watt,qui a rendu la machine à vapeur l’un des plus puissans agensde la production industrielle, les Rennie, les Telford, lesStevenson, les Nimmo , les Baird, les Jardine, sont des in-génieurs écossais , également recommandables par les grandstravaux publics qu’ils ont dirigés , et par les perfectionnemensqu’ils ont apportés dans l’exécution de ces travaux.
Telles sont les sources de gloire et de richesse de l’Écosse.Edinburgh , au centre de tous ces progrès, en a profité plus quetoute autre cité; elle est devenue remarquable par la splen-