COTES ET PORTS. 99 \
cette époque; et, pourtant, elle récolte aujourd’hui plus deLied qu’elle n’en peut consommer. Les betes a laine et leschevaux de l’Écosse étaient peu nombreux, petits et d’une racechétive; ils sont maintenant grands, forts, d’un bon service,et si multipliés , que leur exportation est devenue l’objet, d’uncommerce considérable : c’est la richesse de la Haute-Ecosse.
La nature a beaucoup fait pour rendre la Calédonie unétat maritime important. Les côtes de ce pays, découpéesavec une extrême irrégularité, forment des golfes magnifiques ,des baies spacieuses et des havres excellens. Ces côtes , d’autantplus étendues qu’elles sont plus sinueuses, et les rivages de prèsde trois cents îles dispersées autour delà terre-ferme, offrentun immense développement de littoral. Là, des familles isoléeset des bourgades entières vivent du cabotage, ainsi que de lapêche dont le produit est envoyé dans les ports de la Grande-Bretagne.
Les mers excessivement dures au milieu desquelles, il fautnaviguer, lorsqu’on pratique cette pêche, lorsqu’on fait cecabotage, et surtout lorsqu’on double les îles Orcades pourcommuniquer des côtes de l’ouest aux côtes de l’est, formentdes marins également à l’épreuve des fatigues et des dangers :de même que les montagnes difficiles à gravir, le sol ingratà cultiver, et le ciel inclément de l’Ecosse, forment ces soldatsvaleureux qui se signalent au premier rang, dans les arméesbritanniques.
La partie méridionale de la Calédonie est riche en mines decharbon de terre : combustible d’un prix inestimable, dans unpays oh l’hiver dure huit mois, avec des nuits dont la lon-gueur est excessive. Partout, le plâtre , la pierre calcaire et sili-ceuse, le marbre et le granit * abondent en cette contrée. Aussi
OiTexporte annuellement une quantité considérable de granit, pour Londres etpour les parties de l’Angleterre où l’on veut exécuter des travaux grands et durables.