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6,3 (1824)
Entstehung
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98
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y8 T O RCE - C O M iVI E R C i A L E.

Ainsi, pour la même étendue de territoire, les populationsde la partie orientale de lAngleterre et de lÉcosse , sont entreelles comme 61 est à 17 * !... La partie la plus fertile de lEcosseorientale, qui comprend les bassins du Forth et du Tay ,négale pas même, en population moyenne, la partie la plusstérile de lAngleterre orientale. Enfin la contrée la pluspauvre de lEcosse est, à surface égale, cinq fois moins peu-plée que le Northumberland, et dix-neuf fois moins que lebassin de la Tamise! Il faut expliquer ces grandes dispro-portions.

Si nous exceptons une province voisine de lEcosse, la côteorientale de lAngleterre est généralement fertile. Au con-traire, la majeure partie du territoire écossais est perdue pourlagriculture, et ne présente que des rocs mis nud par lamain du temps, ou des landes dont le sol est une tourbe sté-rile. Dailleurs, ce pays étant plus rapproché du pôle , sonclimat est bien moins favorable à la végétation que celui delAngleterre. Au sein même de lEcosse méridionale, il est desdistricts lon se trouve obligé dattendre les mois doctobreet de novembre , pour recueillir le froment ; il faut cherchersous la neige, des moissons flétries par la gelée avant davoirété complètement mûries.

Mais, partout la nature moins avare a préparé le germede quelque fertilité, avec quelle constance, et par quels tra-vaux opiniâtres lÉcossais na-t-il pas accru la production !Que de progrès opérés en ce genre , depuis deux tiers de siècleseulement! A cet égard , ainsi que nous le ferons voir en trai-tant de la Force Productive, lAngleterre est surpassée parlEcosse. Autrefois cette dernière contrée ne récoltait pas assez

de grains pour se nourrir ; sa population a doublé depuis

Les rapports marqués A, ilans le tableau précédent, sont ceux de la population ,en représentant par 100 la pjpulation d'un mvriainètre, dans le bassin de la Tamise.