lieues, depuis son embouchure jusqu’au pont de Newcastle,est navigable pour des bâtimens de 3oo et même de 4oo ton-neaux : néanmoins les plus forts bâtimens charbonniers restentmouillés devant Sliields.
Il faut donc considérer le vaste lit du Tyne , depuis la barrede Tynemoutli jusqu’à Newcastle, comme un immense bassin,où les navires, à l’abri des dangers du vent et de la mer, vontcharger le long des deux rives, les produits inestimables desmines , des fabriques et de l’agi’iculture.
En débouchant de ce fleuve pour continuer notre routevers le nord, nous côtoyons le Northumberland qui formeà présent un comté. Lorsqu’il était au rang des royaumes del’Heplarchie, il embrassait, comme son nom l’indique, toutle territoire au nord du Humber, jusqu’à l’Écosse.
Nous rencontrons d’abord le port de Blyth, à l’embouchurede la petite rivière de ce nom -, il assèche à mer basse et n’aqu’une médiocre importance.
Nous passons ensuite devant l’embouchure de la Wens-beck, navigable dans une étendue de ueuf à dix kilomètresjusqu’à Morpeth qui compte 3,4i5 habitans. Là, comme enbeaucoup d’autres villes , Edouard VI a fondé un collègegratuit , qu’il a doté sur les biens des couvens supprimés.
En avançant toujours vers le nord, nous doublons :I. L’embouchure de la rivière Coquet, et la petite île du mêmenom , située en face de cette embouchure : la Coquet n’estpas même navigable jusqu’à Rothbury, seule ville qu’onait bâtie sur ses'bords. II. L’embouchure de l’Ain, rivièrenavigable dans une très-courte étendue, au bout de la-quelle on trouve Alnwich, ville florissante dont la populations’élève à 5,927 âmes. Alnwich est célèlme dans l’histoire desguerres du moyen âge, entre l’Ecosse et l’Angleterre ; elle estcommandée par une éminence sur laquelle on voit un ancien