FORCE COMMERCIALE.
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moins par son amour des sciences. Sa société littéraire et phi-losophique publie des mémoires estimés, et possède uue bi-bliothèque nombreuse et bien choisie. Parmi ses écoles, jen’en citerai qu’une seule. Lorsque je suis venu de Shields, j’airemarqué, à l’entrée de Newcastle, un édifice bien bâti, surle fronton duquel on a gravé pour inscription, ces belles pa-roles du roi George 111 : Je voudrais que parmi mes sujets , iln’y eût pas un pauvre habitant qui ne sût lire la Bible. Lereste de l’inscription apprend qu’on a fondé une école gra-tuite en cet endroit, pour célébrer la cinquantième année durègne de George III : de George alors en démence , et ne pou-vant plus reconnaître ni solder la flatterie ! Quel éloge à lafois noble et touchant !.
Newcastle fait, comme Hull, la pêche du Groenland ; elleexporte du fer brut et du fer travaillé, du charbon surtout,du plomb, du sel, du beurre, du suif, etc.
Plus de vingt paquebots servent à la communication ré-gulière de cette ville et de Londres; il en part d’autres poul-ies principales villes de l’Angleterre et de l’Ecosse.
Le Tyne offre sur ses rivages beaucoup de chantiers oùl’on construit des navires destinés la plupart au transport ducharbon. * Ce fleuve , dans une longueur de près de quatre
* On jugera de ce comiueree, d’après ce tableau des charbons exportés par le Tyne.
Années. Cabotage. Outre-mer. Colonies. Total : chaldrons.
180a. 494,488 4 1 > 3 1>7 2,844 538,489
1804. ^79,929 48,737 3,85a 632,5x8
1806. 587,719 44,858 1,249 633,826
1808,. ..... 613,786 14,635 1,026 629,447
! 810. 622,673 16,951 2,310 641,854
t 8n. 634,371 x5,8i8 2 ,i 36 652,325
De 1704 à 1710, l’exportation moyenne annuelle, était seulement de 65,760 clial-drons. Elle est donc à présent décuple de ce qu’elle était cent ans auparavant.
Il y a trente ans, le commerce de charbon fossile employait sur le Tyne, plus de38,ooo ouvriers. D’après les progrès de cette branche d’industrie, on doit conclurequ’elle emploie aujourd’hui plus de 5o,ooo ouvriers.