92 FORCE COMMERCIALE.
Tyneniouth, à 2 kilomètres de Nortli-Sliields, se trouve àl’embouchure du Tyne, ainsi que son nom l’indique. Cetteville est située sur un promontoire escarpé du côté de la mer etdu fleuve ; il est muni d’une forteresse et d’un phare. La forte-resse n’a de remarquable que d’occuper une superbe position, etde contenir dans son enceinte les ruines imposantes d’une desplus belles abbayes qu’ait vu fleurir le moyen âge. Le phare estune tour haute d’environ 20 mètres, et bâtie sur le promon-toire qui s’élève d’au moins 5 o mètres au-dessus de la mer *.
achèvent de consolider ce système. Lorsque les chariots, en se rendant de la mine auxembarcadères, rencontrent des pentes trop rapides, il faut les retenir, et les empêcherd’acquérir une accélération dangereuse. Voici quel est le moyen qu’on emploie.
Au haut de la descente est un petit édifice composé de deux murs placés l’un àdroite l’autre à gauche de la route, et couverts par un même toit. Sous ce toit est éta-blie, sur des poutres transversales, une grande roue horizontale en bois. Cette roueprésente une gorge sur laquelle se plie une corde un peu plus longue que la descenteà faire parcourir au chariot chargé. Au-dessous de cette corde et sur le contour de laroue, l’on fixe un frein semblable à celui des moulins hollandais : un seul homme lefait agir avec un levier. Ce frein est tenu à hauteur convenable , par des chaînes verti-cales qui pendent des poutres du petit édifice. Lorsqu’un chariot chargé parvient aucommencement de la descente, l’homme qui le conduit trouve un autre chariot, viderécemment ramené. Il décroche le bout de la corde de traction qui avait servi pour re-monter ce dernier; il passe le crochet qui termine ce bout, dans la main de fer fixée àl’arrière du chariot chargé qu’il s’agit de faire descendre.
Avant que ces opérations soient achevées, un chariot vide est revenu de l’embarcadèreau pied de la descente; là, son conducteur trouvant un chariot chargé, l’a décroché poury atteler son cheval, puis a fixé la corde de traction au chariot vide, et est parti.
Ces préparatifs simultanés étant finis, le conducteur du chariot chargé qui doitdeseendre,lance avec la main son chariot sur la descente, et monte lestement sur le côté dece chariot, en saisissant le levier qui sert de frein à l’une des roues. Ce levier porte à soupetit bout, un arc de cercle en bois, et de même rayon que la roue contre laquelle ildoit frotter quand on veut ralentir la vitesse du chariot. Lorsque le conducteur par-vient au bas de la descente,il cric fortement d’arrêter; aussitôt le surveillant du grandfrein, sous le petit édifice, fait agir ce frein. Ensuite on répète pour deux nouveauxchariots, l’un vide et l’autre chargé, la série d’opérations que nous venons de développer
* Les feux du phare sont distribués dans trois plans verticaux consécutifs , qui formententre eux le même angle. Dans chaque plan, six réflecteurs sont placés aux sommets,et sur le milieu de chaque côté d’un triangle équilatéral. Ces tro.s pyramides do feuxsont érigées sur trois côtés consécutifs d’un octogone.