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6,3 (1824)
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92 FORCE COMMERCIALE.

Tyneniouth, à 2 kilomètres de Nortli-Sliields, se trouve àlembouchure du Tyne, ainsi que son nom lindique. Cetteville est située sur un promontoire escarpé du côté de la mer etdu fleuve ; il est muni dune forteresse et dun phare. La forte-resse na de remarquable que doccuper une superbe position, etde contenir dans son enceinte les ruines imposantes dune desplus belles abbayes quait vu fleurir le moyen âge. Le phare estune tour haute denviron 20 mètres, et bâtie sur le promon-toire qui sélève dau moins 5 o mètres au-dessus de la mer *.

achèvent de consolider ce système. Lorsque les chariots, en se rendant de la mine auxembarcadères, rencontrent des pentes trop rapides, il faut les retenir, et les empêcherdacquérir une accélération dangereuse. Voici quel est le moyen quon emploie.

Au haut de la descente est un petit édifice composé de deux murs placés lun àdroite lautre à gauche de la route, et couverts par un même toit. Sous ce toit est éta-blie, sur des poutres transversales, une grande roue horizontale en bois. Cette roueprésente une gorge sur laquelle se plie une corde un peu plus longue que la descenteà faire parcourir au chariot chargé. Au-dessous de cette corde et sur le contour de laroue, lon fixe un frein semblable à celui des moulins hollandais : un seul homme lefait agir avec un levier. Ce frein est tenu à hauteur convenable , par des chaînes verti-cales qui pendent des poutres du petit édifice. Lorsquun chariot chargé parvient aucommencement de la descente, lhomme qui le conduit trouve un autre chariot, viderécemment ramené. Il décroche le bout de la corde de traction qui avait servi pour re-monter ce dernier; il passe le crochet qui termine ce bout, dans la main de fer fixée àlarrière du chariot chargé quil sagit de faire descendre.

Avant que ces opérations soient achevées, un chariot vide est revenu de lembarcadèreau pied de la descente;, son conducteur trouvant un chariot chargé, la décroché poury atteler son cheval, puis a fixé la corde de traction au chariot vide, et est parti.

Ces préparatifs simultanés étant finis, le conducteur du chariot chargé qui doitdeseendre,lance avec la main son chariot sur la descente, et monte lestement sur le côté dece chariot, en saisissant le levier qui sert de frein à lune des roues. Ce levier porte à soupetit bout, un arc de cercle en bois, et de même rayon que la roue contre laquelle ildoit frotter quand on veut ralentir la vitesse du chariot. Lorsque le conducteur par-vient au bas de la descente,il cric fortement darrêter; aussitôt le surveillant du grandfrein, sous le petit édifice, fait agir ce frein. Ensuite on répète pour deux nouveauxchariots, lun vide et lautre chargé, la série dopérations que nous venons de développer

* Les feux du phare sont distribués dans trois plans verticaux consécutifs , qui formententre eux le même angle. Dans chaque plan, six réflecteurs sont placés aux sommets,et sur le milieu de chaque côté dun triangle équilatéral. Ces tro.s pyramides do feuxsont érigées sur trois côtés consécutifs dun octogone.